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Les conditions d’investissement s’améliorent dans la Grande île

8 février 2007, 00:00

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La Banque mondiale sort un rapport encourageant sur les conditions d’investissement à Madagascar. La Grande île fait partie des neuf pays classés “destinations intéressantes” par l’Agence multilatérale de garantie des investissements (Miga) organisme rattaché à la Banque mondiale.

Ce rapport se base sur une étude faite en Afrique subsaharienne concernant le coût d’exploitation et les conditions offertes aux investisseurs dans chaque pays. Six secteurs d’activités ont été particulièrement cités à savoir le textile, la confection de vêtements, l’industrie alimentaire et les boissons, l’horticulture, le tourisme et les centres d’appels téléphoniques.

L’étude de la Miga a déterminé les avantages comparatifs de chaque pays. Au total, 300 investisseurs étrangers et nationaux ont été sollicités. Avec Madagascar, les huit autres pays les mieux placés sont le Ghana, le Kenya, Le Lesotho, le Mali, le Mozambique, l’Ouganda, le Sénégal et la Tanzanie.

Investissements directs étrangers </B>

Les six secteurs touchés par cette étude représentent à l’heure actuelle la plus grande proportion des Investissements directs étrangers (IDE) mobiles en Afrique subsaharienne. Un investissement mobile est un investissement qui peut s’effectuer dans des lieux ou des pays différents comme les industries automobiles, les entreprises d’habillement, etc..

“Dans de nombreuses régions du monde, l’investissement direct étranger a stimulé la croissance économique, la création d’emplois et l’intégration dans l’économie globale. C’est ce qui se produit en Afrique”, déclare Yukiko Omura, vice-président exécutif de la Miga.

L’étude de la Miga a également pris en compte des potentiels inexploités ou sous exploités. Pour Madagascar, le tourisme, par exemple, constitue un secteur à voir de près. Il y a aussi les centres d’appels téléphoniques et l’industrie alimentaire.

“Malgré les multiples défis auxquels sont confrontées les entreprises en Afrique, cette étude démontre qu’il existe de nombreuses opportunités d’investissement et de diversification des activités économiques sur le continent africain”, affirme David Bridgman, principal acteur dans la réalisation de ce rapport.

<I>© L’Hedbo de Madagascar</I>

PLAN D’ACTION

Le secteur tourisme lutte contre la corruption</B>

La lutte contre la corruption fait rage sur tous les fronts. Le nouveau ministre des Transports et du Tourisme, Julien Laporte Ravelonarivo, en fait d’ailleurs son cheval de bataille. “Le problème de la corruption doit être résolu au plus vite”, a-t-il affirmé. Cela, lors de la présentation du nouveau répertoire de la Fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar (Fhorm) à l’hôtel Colbert Antaninarenina.

“Les opérateurs doivent se montrer honnêtes vis-à-vis de l’administration”, a-t-il déclaré à l’endroit de ces derniers. Le ministre a également saisi l’occasion pour mettre en garde les professionnels du secteur tourisme contre les mauvaises habitudes de certains agents du ministère.

Le nouveau locataire du ministère du Tourisme remet ainsi les pendules à l’heure et promet déjà un assainissement au niveau de son département. “Le professionnalisme, la discipline et la rigueur sont les maîtres mots pour atteindre les objectifs du Madagascar action plan (Map)”, a-t-il avancé. “La lutte contre la corruption doit être présente à tous les niveaux de la relation entre l’administration et le secteur privé”, a martelé le ministre.

Map, le grand défi</B>

Il fait référence aux contrôles du ministère, notamment dans le recouvrement de la vignette touristique ou encore dans l’application des normes réglementaires au niveau des établissements touristiques.

Dans ce contexte, la réalisation du Map reste le grand défi de l’administration et des opérateurs privés. “Les professionnels seront les plus sollicités dans cette optique”, remarque Eric Koller, président de la Fhorm. “Nous serons amenés à nous améliorer sans cesse, pour atteindre cet objectif”, continue-t-il. “Le ministère et l’ensemble de l’administration doivent aussi jouer leur rôle dans ce cas”, insiste-t-il.

La fédération est aujourd’hui l’un des plus grands regroupements de professionnels dans le secteur tourisme. Elle compte 226 établissements membres, 3 824 chambres, 6 446 couverts et environ 3 200 emplois dans tout Madagascar. Le Map prévoit, pour le secteur tourisme, d’attirer 500 000 visiteurs à l’horizon de l’année 2012. D’un autre côté, l’accroissement de la capacité d’accueil est également prévu. Le plan d’action annuel du ministère du Tourisme prépare déjà l’appel aux investissements.

“Le ministère et l’Economic development board of Madagascar seront les principaux acteurs de cet appel aux investissements”, a souligné Julien Laporte Ravelonarivo. Le renforcement de l’application de l’ouverture de l’espace aérien, ou Open sky, fait également partie des priorités de ce plan d’action.

<I>© L’express de Madagascar</I>

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