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Les citoyens interrogés sur la gestion du pays.
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Les citoyens interrogés sur la gestion du pays.
?La société civile est vibrante à Maurice, elle existe. Mais on doit lui donner les moyens de s?exprimer?, a clamé Sheila Bunwaree, présidente de l?Institut du développement social et de la paix (IDSP). Justement, le mécanisme africain d?évaluation pour les pairs (MAEP) est une ?occasion en or? pour tous les citoyens de faire entendre leur voix. Maurice a raté le coche ces dernières années ; il s?agit maintenant de s?assurer que, cette fois, le MAEP soit utilisé à bon escient pour donner lieu à un plan d?action dans les années à venir.
Le MAEP est un processus initié dans certains pays africains afin de permettre à tous les citoyens de donner leur avis sur la bonne gouvernance dans leur pays respectif pour déboucher sur une auto-évaluation de son pays. A travers un questionnaire ? redirigé vers le point focal, le Conseil national économique et social (CNES), par la suite ? la société civile était censée donner son avis sur la manière dont le pays était géré afin de mettre le doigt sur les problèmes et améliorer le système.
<B>Energie et volonté</B>
Sauf qu?un ?manque de vision commune, une défaillance au niveau de la stratégie de communication et un manque de capacités au niveau du CNES? ont mené le projet à la dérive. Mais cette fois, une plateforme de la société civile composée, entre autres, du Macoss, de l?IDSP et du Youth Network of Mauritius, entend bien prendre les choses en mains. Le but est de s?assurer que le plan d?action faisant suite au MAEP voit le jour très vite.
Pour cela, une ?décentralisation est nécessaire?, selon le secrétaire général du Youth Network of Mauritius, Munsoo Kurrimbaccus. ?Nous devons davantage aller vers ceux qui n?ont pas l?occasion de s?exprimer, descendre dans les villes et villages pour savoir ce qu?ils ont à dire.? Kailash Trilochun, président de la même association, a souligné le fait que ?les jeunes sont extrêmement réceptifs quand nous allons vers eux. Cela démontre qu?ils ont l?énergie et la volonté de participer à construire une île Maurice moderne. Trop souvent, on entend parler de l?apathie des jeunes mais leur donne-t-on vraiment la parole ?? s?est demandée Roukaya Kasenally, secrétaire de l?IDSP.
Sheila Bunwaree se réjouit qu?un bel effort soit en train d?être fait au niveau du CNES mais qu?il faut encore persévérer. Un des moyens évoqués pourrait être d?aller vers les collèges.
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