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Les centres d?appels jouent collectif à Paris
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Les centres d?appels jouent collectif à Paris
«Nos vrais concurrents se trouvent au Maroc et au Sénégal, il ne faut pas l?oublier.» La phrase que lance Thomas Buffard, directeur général du centre d?appel ICCS reçoit l?approbation de ses confrères. Nous sommes à l?ultime réunion de préparation avant le Salon européen des centres de contact et de gestion de la relation client (Seca) qui a lieu du 25 au 27 mai à Paris. Ce vendredi, le Board of Investment (BOI) convoque les 11 autres exposants qui partageront avec lui, le pavillon Maurice au salon. Mais l?atmosphère est un peu tendue.
Les directeurs de centres d?appel se renvoient la balle. Celui-ci débaucherait chez ses confrères à coup de gros salaires. Celui-là pratiquerait des prix bradés que d?autres ne peuvent suivre. La cohabitation sous le pavillon Maurice, car tous les centres d?appels mauriciens partageront le même, risque d?être houleuse. Dev Chamroo, le directeur de la division Investment Promotion au BOI joue aux arbitres.
« Tombons d?accord sur un code d?éthique qui ne liera personne mais que tout le monde essaiera de respecter. Il s?agit pour nous de montrer la meilleure image du secteur des technologies de l?information et de la communication de Maurice. » Le consensus s?installe.
Il n?y a que six kiosques sous le pavillon Maurice, forçant les entreprises locales à partager des espaces communs. Alors que cela ne pose strictement aucun problème à Business Parks of Mauritius ou à la BOI par exemple, les centres d?appels ont des réticences. Comment parler librement à un client potentiel quand un concurrent mauricien est à trois mètres de là ?
La question est réglée. Un accord tacite est passé, les centres d?appels ne se feront pas de concurrence sur la base des prix. Pas question de facturer l?heure au prix plancher de 12 euros au client ! C?est l?offre Maurice que les entreprises proposeront à Paris : une infrastructure moderne, une main-d??uvre qualifiée et bilingue.
Mais les meilleures intentions et la plus subtile stratégie ne servent à rien s?il n?y a pas un intérêt pour le pavillon Maurice à Paris. « Maurice n?est peut-être pas encore reconnu, mais le pays est désormais connu dans le domaine », explique Gérald Bouillaud, directeur des opérations chez Infinity. Jane Valls, la directrice de Rogers Call Centre, confirme et explique que le Seca permettra certainement à son entreprise et aux autres de conclure des affaires.
« It is still time to make good money », assure Dev Chamroo. Son président, Ayub Nakhuda, explique, quant à lui, que le secteur des Tic et du Business process outsourcing « est bien parti pour devenir le 5e pilier de l?économie ». Amen.
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