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Les Casernes centrales décentralisent la Police des Jeux et la Brigade anti-piratage
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Les Casernes centrales décentralisent la Police des Jeux et la Brigade anti-piratage
Au quartier général de la police, on insiste que les unités de lutte contre les paris clandestins et le non-respect des droits d’auteur n’ont pas été dissoutes. Il s’agit, selon les responsables, d’une réorganisation.
La Police des Jeux et la Brigade antipiratage ne seront pas démantelées. Elles sont simplement en train d’être réorganisées dans le cadre d’un plan de décentralisation. C’est ce qu’assurent les Casernes Centrales.
« Il n’y a pas des bookmakers clandestins qu’à Port-Louis. Ou de commerçants qui enfreignent les droits d’auteurs. Il faut que ces agents soient basés aux quatre coins du pays », explique un haut gradé de la police. En tout, une vingtaine de policiers qui composent cette équipe seront mutés, a annoncé l’adjoint au commissaire de police Vinod Appadoo au chef inspecteur Tuyau mardi.
Les réactions ne se sont pas fait attendre d’autant que cela fait cinq mois que le bruit court sur le « démantèlement » des deux équipes, les principaux bras droits du chef inspecteur Tuyau ayant été transférés dans divers postes de police. Le député Adil Ameer Meea a même interrogé le Premier ministre, Navin Ramgoolam, sur cette éventualité le 28 juin dernier à l’Assemblée nationale.
Dans une réponse écrite, le chef du gouvernement a ainsi donné l’assurance que ces deux unités ne seront pas démantelées. Surtout la Police des Jeux qui a vu le jour en 2002 en vertu de l’article 113 de la Gambling Regulatory Authority Act. Cette unité est même appelée à apporter son assistance au Board de la GRA pour faire respecter la loi.
Cependant, au sein des deux unités, les agents ne voient pas leur mutation comme une réorganisation. Outre les sergents transférés en juin, le surintendant Mario Larue a pris sa retraite anticipée un mois plus tard, après trente-cinq ans de bons et loyaux services, lorsqu’on lui a annoncé sa mutation à la Western Division alors qu’il était le « supervising officer » des deux escouades.
Mario Larue a mal pris cette annonce, indiquant que ce genre de transfert est réservé aux policiers qui se conduisent mal. « Je n’ai rien à me reprocher. Je me demande toujours pourquoi l’on a agi de façon si cavalière. On m’a pris de court et cela m’a perturbé », affirme-t-il.
Ce n’est pas la première fois que la Police des Jeux ou la Brigade anti-piratage est sujette à une réorganisation subite. En juillet 2005, avec le retour des travaillistes au pouvoir, le tandem Daniel Monvoisin et Clency Meeterjoye avaient été mutés à la Special Mobile Force (SMF) et au poste de police de Rose-Hill pour faire la place à l’officier Hurrydeo Raddhoa.
Il était reproché au duo de cibler des agents rouges, d’autant qu’il venait d’interpeller l’ex-député travailliste Rajman Ramparsad à son tableau de chasse pour paris illégaux à Laventure. Cette unité passe alors sous contrôle de la Brigade anti-drogue Elle est placée sous la responsabilité d’Hector Tuyau.
A peine deux mois plus tard, le chef inspecteur est muté ailleurs, une semaine après avoir arrêté Dhaneswar Lutchmun, conseiller du ministre Rajesh Jeetah, à Poudre-d’Or Hamlet, pour paris clandestins. Hurrydeo Raddhoa prendra la direction de l’équipe. Jusqu’à son décès en 2007. Hector Tuyau alors reprend à la direction de ces unités.
Le chef inspecteur pourrait être appelé, avec le prochain exercice de promotion, à diriger la Major Crimes Investigation Team (MCIT).
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