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Les cas de chikungunya doublent mais sont maîtrisés
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Les cas de chikungunya doublent mais sont maîtrisés
L?hystérie grandit face à la menace du chikungunya. L?émoi soulevé par la mort d?un enfant de cinq ans à Trou-d?Eau-Douce en est l?illustration. En fait, son test de chikungunya s?est avéré négatif et l?autopsie a démontré qu?il était mort d?une pneumonie.
Devant cette peur collective, le ministre de la Santé, Satish Faugoo, a commencé à descendre sur le terrain pour une campagne d?explication. Cette tournée a démarré hier à Triolet et se poursuit aujourd?hui à Mahébourg.
Les récentes averses n?arrangent en rien la situation. Les mesures préventives doivent s?intensifier, insistent les autorités.
Si les mesures préventives sont un des points forts des interventions, le ministre Faugoo, rassure : ?Il n?y a même pas un début d?épidémie à Maurice. Il faut que 10 % de la population soit malade pour que ce soit le cas. On est loin de cela, mais compte tenu des risques, il nous faut être très vigilants.?
Toutefois, le nombre de cas a pratiquement doublé durant le week-end. Vendredi, les autorités dénombraient 341 cas. Hier, dans des milieux proches du ministère de la Santé, on nous disait que la barre de 600 personnes a été atteinte. Et un millier de personnes présentent les symptômes de la maladie. A Trou-d?Eau-Douce, il y a eu une trentaine de cas suspects pendant le week-end.
Le ministre explique l?origine swahilie du nom chikungunya qui veut dire ?maladie de l?homme courbé?, car, à cause des douleurs, la personne atteinte reste voutée et ne peut se tenir debout normalement. Il fait état des mesures entreprises par son ministère pour venir à bout de la maladie. Il demande à l?audience, composée de conseillers de districts et de village, d?axer sa démarche sur un travail de sensibilisation auprès de la population.
La SMF appelée en renfort
Satish Faugoo insiste pour que la population se responsabilise : ?Je constate encore que trop de toits de maisons sont remplis d?eau stagnante, trop de déchets traînent encore dans les cours. Et tant que nous ne nettoyons pas les environs, la prolifération des moustiques se poursuivra.?
Il demande aux conseillers de signaler à ses services sanitaires les terrains en friche, les endroits pouvant attirer les moustiques (eaux vaseuses, mares?) vecteurs du virus. Le numéro de fax pour envoyer leur requête et un plan du site : 201 3375.
Par ailleurs, le ministère de la Santé distribue, depuis hier, un pamphlet sur la maladie. Il explique la transmission du chikungunya, ses symptômes, les précautions à prendre? Le virus se transmet quand une espèce de moustique pique une personne malade. Il ne se transmet pas d?homme à homme. Il n?est pas mortel mais n?a pas de vaccin. Les symptômes apparaissent quatre à sept jours après la piqure : fièvre à 39°C, douleurs articulaires et musculaires, enflures, éruptions cutanées, maux de tête. Le ministère informe également la population par SMS sur la prévention. La télévision et la radio diffusent elles aussi régulièrement des spots de vulgarisation sur les précautions à prendre.
En parallèle, les autorités continuent leur campagne de démoustication avec la pulvérisation d?insecticide et l?enfumage. Les machines additionnelles que le ministère a acquises arrivent sous peu. Il recherche également du renfort au niveau du personnel pour effectuer ces exercices.
Le ministère de l?Agro-industrie a détaché plusieurs de ses travailleurs manuels pour prêter main forte à cette vaste campagne de démoustication. Les écoles sont l?un des endroits prioritaires.
Une réunion hier, présidée par le vice-Premier ministre, Rashid Beebeejaun, a fait le point sur les mesures préventives. Le bureau du Premier ministre a déjà pris contact avec le commissaire de police, Ramanooj Gopalsingh, pour obtenir l?appui de la Special Mobile Force (SMF) sur le terrain.
Plusieurs centaines d?éléments de la SMF seront appelés à sillonner le pays pour répandre des insecticides dans les lieux à haut risque. Ils devront également nettoyer des terrains en friche et abandonnés avec l?aide des employés de la Santé et des collectivités locales.
Ces derniers temps, les autorités ont reçu beaucoup de plaintes à propos de terrains abandonnés qui pullulent de moustiques et où rien n?a encore été fait. Satish Faugoo donne l?assurance que toutes les doléances sérieuses seront considérées : ?Il n?est pas question de traiter ce dossier à la légère. Nous allons faire tout ce que nous pouvons pour prévenir cette maladie.?
INFOS PRATIQUES
Comment prévenir le chikungunya ?
Il est possible de prévenir la maladie en contrôlant la prolifération de moustiques. Il faut :
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évacuer l?eau qui s?accumule sur la toiture des maisons
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vérifier que les conduits d?eau ne sont pas obstrués
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couvrir convenablement les réservoirs d?eau de façon à ce que les moustiques n?y aient pas accès
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se débarrasser de tout objet qui pourrait retenir de l?eau dans l?environnement extérieur (pneus usagés, boîtes de conserve, déchets ménagers)
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changer l?eau des vases à fleurs une fois par semaine
Autre précautions à prendre :
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poser des vêtements longs couvrant les bras et les jambes
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utiliser des moustiquaires
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utiliser des produits anti-moustiques (crème, lotion, spray, brûleur, serpentin, diffuseur électrique)
Source : ministère de la Santé et de la Qualité de la vie
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