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Les capitales européennes se réchauffent
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Les capitales européennes se réchauffent
Les températures moyennes relevées l’été dans les capitales européennes ont augmenté de 1°C à 2,2°C depuis les années 1970, selon une étude diffusée par le World Wildlife Fund(WWF).Cette hausse, supérieure aux calculs des experts de l’Onu sur le réchauffement global de la planète, devrait se poursuivre, ajoute l’association internationale. L’étude compare les températures moyennes relevées durant les mois de l’été dans seize capitales européennes sur les périodes 1970-74 et 2001-04. La hausse est d’au moins 1°C dans toutes ces villes, à l’exception de Dublin (+0,7°C), Helsinki (+0,8°C) et Copenhague (+0,2°C).
La hausse est la plus forte à Madrid, où la température moyenne par tranche de vingt-quatre heures a progressé de 2,2° à 23,7°C, Londres et Luxembourg (+2°C). A Paris, les températures ont progressé d’un degré. “Dans la plupart de ces villes, la hausse des températures estivales moyennes a été très importante”, souligne Imogen Zethoven, responsable de la campagne “Changeons de courant” lancée en novembre dernier par le WWF en faveur d’une électricité durable et propre.
Pour le WWF, cette hausse ne peut s’expliquer que partiellement par le phénomène des “îlots de chaleur” lié à la croissance des zones urbaines. Et l’accumulation des gaz à effet de serre libérés par la consommation d’énergies fossiles est probablement plus importante même si, souligne Zethoven, les causes exactes de cette tendance ne sont pas déterminées. “Les perspectives pour ces villes sont sombres”, poursuit-elle. “Le réchauffement global signifie que cette tendance va se poursuivre, on pourrait même entrer dans un cercle vicieux.”
Depuis la canicule de l’été 2003, qui a fait 40 000 morts en Europe, l’opinion est davantage sensibilisée aux risques que les fortes températures font peser sur la santé. Or, le développement des systèmes d’air conditionné, s’il peut contribuer à diminuer ce risque sanitaire, augmentera simultanément la consommation électrique, alors que la majeure partie du courant est d’origine fossile. En 2001, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), mis en place par les Nations unies, estimait que la planète avait gagné 0,6°C pendant le XXe siècle, essentiellement en raison de la concentration accrue de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
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