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Les candidats affûtent leurs armes en vue du «Super Mardi»
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Les candidats affûtent leurs armes en vue du «Super Mardi»
CHEZ LES REPUBLICAINS :
Léger avantage à McCain
Après le retrait de Rudy Giuliani, restent quatre candidats républicains en lice pour les primaires, dont deux se détachent, Mitt Romney et John McCain, ce dernier abordant les consultations du «Super Mardi» avec, semble-t-il, le vent en poupe.
McCain, sénateur de l?Arizona, vient de battre, le 29 janvier, Romney en Floride, quatrième Etat le plus peuplé des Etats-Unis et dernière grande échéance républicaine avant le «Super Mardi», demain, au cours duquel seront élus les délégués républicains de 21 Etats. L?avance de cinq points qu?a eue McCain en Floride fait de lui le favori pour aborder la prochaine étape, particulièrement critique dans la mesure où 1 081 des 2 380 délégués de la convention nationale républicaine de début septembre seront alors élus, soit dans les 45 %.
Outre McCain, qui pour l?heure peut compter sur 97 délégués (selon les calculs de CNN), et Romney (74 délégués), deux autres candidats continuent la course : l?ex-pasteur baptiste et ex-gouverneur de l?Arkansas Mike Huckabee, loin derrière (29 délégués) et Ron Paul, représentant du Texas (six délégués).
Manquant d?argent pour financer sa campagne et n?ayant guère de soutiens au-delà d?une frange chrétienne conservatrice, Huckabee n?est plus considéré comme une menace sérieuse pour McCain.
Quant à Romney, qui a injecté des millions de dollars de sa fortune personnelle dans la campagne et a beaucoup plus dépensé que McCain en Floride, il écarte désormais Huckabee pour estimer que chez les républicains, la course se résume à un duel.
«Le choix, c?est moi ou John McCain», a-t-il dit récemment sur la chaîne Fox News. «Cela devient une vraie course entre deux personnes qui ont deux visions différentes de l?avenir du pays.» La stratégie de Romney semble consister, aujourd?hui, à marginaliser Huckabee en se faisant passer pour le seul républicain conservateur face à un McCain qu?il accuse d?être de gauche ou, à tout le moins, un électron libre donc peu fiable.
Ainsi, lors d?un débat entre candidats républicains, la semaine dernière, Romney a-t-il accusé McCain de se «mettre en dehors de la pensée conservatrice américaine».
Romney ne vise pas avant tout les modérés mais cherche à rallier à lui les conservateurs. «Les conservateurs pourront déterminer si oui ou non ils veulent confier la candidature du parti au sénateur McCain. Ces dernières années, il ne s?est pas fait leur champion», dit-il. «Je pense que le moment est venu pour que les politiciens quittent Washington et que les citoyens aient le dessus», déclarait Romney en Floride.
Pour l?heure, McCain et Romney se sont adjugés chacun deux des quatre derniers Etats concernés par les primaires : McCain l?a emporté en Caroline du Sud et dans le New Hampshire, pendant que Romney décrochait le Michigan et le Nevada. Huckabee, lui, n?a plus brillé depuis son début en fanfare dans l?Iowa. McCain paraît avoir plus d?atouts en poche que Romney, ancien gouverneur du Massachusetts.
Les sondages, qui le donnent en tête dans des Etats clés comme la Californie. Dans cet Etat, qui apportera à la convention nationale le plus grand lot de délégués, 173, McCain reçoit un coup de pouce d?importance, puisque le gouverneur Arnold Schwarzenegger, républicain modéré, compte soutenir le sénateur de l?Arizona.
Apre duel Obama-Clinton
Après le retrait, le 30 janvier, de John Edwards, la course à l?investiture démocrate se résume pour l?essentiel à un duel, encore indécis, entre Barack Obama et Hillary Clinton, mais l?importance des primaires et caucus du «Super Mardi», devrait permettre de faire apparaître un favori.
Les consultations, chez les démocrates, pèsent encore plus lourd que chez les républicains, puisque dans les 22 Etats où auront lieu des caucus et primaires, un total de 2 064 délégués seront élus, soit la moitié environ des 4 049 qui siègeront avec un pouvoir de vote à la convention nationale démocrate de la fin août à Denver.
Jusqu?à présent, Obama et Clinton ont tous deux fait bonne figure, chacun ayant remporté deux Etats: l?Iowa et la Caroline du Sud pour le candidat métis et le New Hampshire et le Nevada pour la sénatrice de New York, à quoi s?ajoute la Floride où celle-ci a devancé nettement Obama, même si, pour des questions de sanctions décrétées par la direction nationale du parti contre cet Etat, aucun délégué floridais ne votera à Denver.
Pour l?heure, Clinton est en tête avec 232 délégués, suivie par Obama avec 158, selon les calculs de la chaîne CNN. Les 62 délégués acquis par Edwards avant son retrait pourraient faire pencher la balance dans l?hypothèse, assez peu probable, où aucun favori n?apparaîtrait clairement au moment de la convention démocrate cet été.
Obama a surpris en l?emportant dans l?Iowa, Etat où les Noirs sont très minoritaires, et a brillé en Caroline du Sud, où il a été massivement soutenu par l?électorat noir. De plus, il a obtenu fin janvier le soutien de Ted Kennedy, le frère du président John F. Kennedy.
John WHITESIDES
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