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Les Bourses africaines s?inspirent du modèle mauricien
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Les Bourses africaines s?inspirent du modèle mauricien
La technologie boursière de Maurice s?exporte vers la région. Le Central Depository and Settlement (CDS), système de règlement de titres annexé au marché boursier de Maurice, intéresse plusieurs pays africains. La technique est en phase d?être introduite à la bourse de Nairobi, au Kenya.
Un accord vient d?être signé entre les autorités monétaires et financières ghanéennes et la CDS Ltd, qui gère le système, en vue d?une installation prochaine d?un mécanisme inspiré largement du modèle mauricien. Le Botswana et le Zimbabwe ont également exprimé un grand intérêt pour le modèle automatisé de règlement des opérations boursières.
Système informatique efficace
Le CDS est opérationnel à Maurice depuis 1997. La technologie fut développée par une firme informatique sri lankaise, la Millennium Information Technologies (MIT). C?est du reste en partenariat avec celle-ci quela CDS Ltd s?aventure en terre africaine.
?Notre système répond aux normes internationales. Il correspond très bien aux spécificités des marchés émergents. C?est ce qui explique l?intérêt des autres pays?, affirme Vipin Mahabirsingh, General Manager de CDS Ltd.
L?existence d?un système électronique d?autorisation et de règlement de transactions a beaucoup contribué à rendre le marché boursier plus efficace. Le système s?assure, moyennant un système informatique, que l?acheteur reçoit ses titres et le vendeur son argent dans un court délai, soit trois jours suivant une transaction en Bourse.
Le CDS est relié au système électronique de la Stock Exchange of Mauritius (SEM) qui touche à l?exécution automatisée des ordres placés par les courtiers au nom de leurs clients.
La technologie assure une grande sécurité à toutes les parties concernées. Sur le plan du confort et de la convivialité du service, CDS permet l?émission et le transfert des titres. Sans pour autant que les certificats soient nécessaires.
Mais il n?y a pas que la technologie informatique qui intéresse les bourses africaines. Le système est pourvu de toute une infrastructure légale et administrative qui encadre les tâches en question.
Les banques commerciales et la Banque de Maurice sont partie prenante du réseau dans la mesure où l?exécution des paiements leur incombe. La banque centrale agit en tant que clearing bank pour le déboursement des fonds.
Le CDS comprend également un fonds de garanti pour couvrir les promesses non tenues entre investisseurs. ?Le système est bien noté par les institutions internationales. Le récent Financial sector assessment programme a été élogieux à notre égard?, commente Vipin Mahabirsingh.
L?organisation qu?il dirige est aujourd?hui largement autonome même si elle avait démarré sous l?égide de la SEM. Elle a développé au fil des années des expertises reconnues tant dans la gestion des projets que dans le service-conseil. La SEM a aussi été très active dans le développement des marchés boursiers en Afrique australe.
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