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Les Blacks au sommet
Avec quatre victoires contre les nations britanniques, la Nouvelle-Zélande a confirmé, au cours de cette tournée d?automne, que son rugby était de loin le meilleur du monde. À un peu moins de deux ans du Mondial, les All Blacks s?affichent comme les plus sérieux prétendants à la succession de l?Angleterre. Retour sur une année qui restera dans les annales.
L?image est aussi symbolique que révélatrice. Battus (10-29), les Écossais se mettent en rang devant le tunnel qui conduit aux vestiaires et offrent une haie d?honneur aux joueurs néo-zélandais.
Paterson et ses partenaires applaudissent une équipe des All Blacks qui vient de remporter son quatrième test-match en autant de rencontres au cours de ce mois de novembre. L?hommage rendu à Tana Umaga et ses camarades est à la hauteur de la performance.
La Nouvelle-Zélande a ainsi parachevé, samedi à Murrayfield, une année à classer à son patrimoine historique, qui l?a vu dominer aussi bien ses rivaux de l?hémisphère Sud dans le Tri-Nations, que les Britanniques surclassés avec les Lions cet été et lors de la tournée d?automne.
?Ça a été une année spéciale, mais difficile aussi, savourait samedi Graham Henry, l?entraîneur des All Blacks. Nous avons joué au rugby presque sans interruption depuis dix mois. Les gars fêtent ça, ils sont fiers de ce qu?ils ont réussi, c?est vraiment quelque chose de remarquable.?
La saison des Néo-Zélandais, lancée sur un mémorable 45-6 passé au XV de France en novembre 2004, avait débuté par une démonstration face aux Fidji (91-0). Une mise en bouche avant la première démonstration de force face aux Lions britanniques.
Les trois succès, tous aussi indiscutables et indiscutés les uns que les autres (21-3, 48-18 et 38-19) sur les Lions, ont résonné comme un premier avertissement. Les All Blacks, emmenés par leur demi d?ouverture Daniel Carter, révélé au monde par ses 33 points du deuxième test, semblaient sortis d?une autre dimension.
L?Australie et l?Afrique du Sud devaient ensuite rivaliser d?un peu plus près, mais sans empêcher la Nouvelle-Zélande d?empocher un nouveau Tri-Nations. Seuls les Springboks ont pu faire poser un genou à terre aux Blacks en août au Cap (22-16). Ce sera l?unique défaite des Blacks en 2005.
<B>Henry : ?On a posé les fondations?</B>
La tournée dans les Iles britanniques, lors de laquelle les All Blacks ont réussi leur premier Grand Chelem depuis 1978, est venue confirmer qu?ils figuraient loin devant les autres dans la hiérarchie mondiale.
Les Gallois, même emplis de la confiance d?un premier Grand Chelem dans le Tournoi des six nations en 27 ans, ont été les premières victimes (3-41). L?Irlande a été écartée d?un simple revers de la main (7 - 45). L?Angleterre a accepté la confrontation physique et tenu tête, mais n?a pu profiter de vingt minutes de surnombre numérique pour faire la différence (19-23). Enfin, l?Écosse a plutôt honnêtement résisté face à une équipe usée et moins enthousiaste (10-29).
Si la Nouvelle-Zélande de Graham Henry a tenu son pari, c?est certainement aussi par la détermination de son entraîneur à préparer la Coupe du monde en développant un groupe où tous les postes sont doublés. L?émulation est maximale et permet à l?encadrement All Black de préserver ses joueurs majeurs.
Henry doit maintenant gérer au mieux les deux années menant au Mondial 2007 en France. Vingt ans après leur unique succès dans la compétition, les Blacks n?ont jamais été si près de la remporter pour la deuxième fois.
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