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Les Anglais tirent les premiers
La Guerre de 100 ans n?était plus à l?ordre du jour. Le politiquement correct s?imposait sur le rugby et même sur un France-Angleterre. La polémique est finalement arrivée jeudi et ce sont les Anglais qui ont tiré les premiers. La première salve est venue de Dean Richards, ancien troisième ligne international, qui a affirmé sans ambages que Frédéric Michalak était un maillon faible.
La réponse de Michalak, jeune homme poli s?il en est, a été modérée. « Les Anglais sont peut-être mieux informés. Ils essaient de me déstabiliser mais je sais où sont mes forces », a-t-il dit.
La riposte du sélectionneur Bernard Laporte a en revanche été cinglante. « Je dirai que Richards était peut-être le maillon faible de Leicester puisqu?il a été viré », a dit l?entraîneur du XV de France.
La deuxième salve est venue du troisième ligne anglais Lewis Moody, toujours sur l?angle du maillon faible mais pour cible Imanol Harinordoquy accusé de s?être « dégonflé» en demi-finale de la Coupe du monde. « Wosley ne joue pas », a répondu Laporte.
Et quand il a été informé que son homologue anglais Clive Woodward avait lancé une troisième salve en déclarant que l?Angleterre aurait battu la France encore plus nettement en demi-finale de la Coupe du monde s?il n?avait pas plu, Laporte a feinté la charge. «Ne comptez pas sur moi pour tomber dans des polémiques qui desservent notre sport. Woodward est quelqu?un pour qui j?ai beaucoup de respect », a-t-il dit.
« Peut-être a-t-il raison au sujet de la demi-finale, je ne sais pas. Je crois qu?ils ont peur de nous et nous aussi. »
Au niveau des salves, ça fait 3-0 Angleterre. Mais la vraie salve, celle qui fait gagner, c?est ce soir qu?il faut la tirer. La France, qui a remporté ses quatre premiers matches, est à une étape de réussir le Grand Chelem. L?Angleterre doit gagner par plus de treize points pour dépasser la France. Match chaud en perspective au stade de France.
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