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L?engagement individuel sur scène

7 octobre 2006, 00:00

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C?est l?amitié qui les rassemble. L?envie d?aider à changer les choses qui les motive. «Essaye sanz twa !», dit avec raison le premier carton populaire du groupe Mighty Jah, une des têtes d?affiche du spectacle Ki to rol twa?. Ces paroles, extraites du refrain des trois chanteurs de Baie-du-Tombeau, servent de leitmotiv au spectacle Ki to rol twa ?

S?interroger, se remettre en question pour appréhender le monde dans lequel nous vivons. Pour témoigner de l?urgence d?être attentif aux maux qui rongent notre société : la violence sous toutes ses formes, la prostitution, le système éducatif, le mal être des jeunes, entre autres.

Pour une société meilleure

Ki to rol twa ?c?est une façon comme une autre d?interpeller chacun d?entre nous, pour que nous puissions ouvrir l??il sur ces fléaux, pour que chacun d?entre nous s?active pour ?uvrer pour une société meilleure où il fait bon vivre.

«Si chacun d?entre nous voulait bien se bouger, quelque que soit notre race ou notre religion. Si chacun d?entre nous, au lieu d?avoir constamment un regard critique sur les choses, voulait bien se donner la peine d?être plus positif. Si chacun d?entre nous voulait bien entendre le message de Saint François Xavier, du Bienheureux Pierre Favre et de Saint Ignace de Layola et comprendre que leur message est aujourd?hui encore d?actualité, alors nous pourrons aspirer à une société meilleure, » explique le père Steeve Babooram, responsable du projet.

Après un an passé hors de nos côtes, et après le succès de Di fé la brez, le précédent spectacle dont il était l?initiateur, Steeve Babooram s?est entouré de quelques amis, Jean-Jacques Cervello, Michèle Pilot, Dominique Halbwachs et Bernard Joseph, pour écrire et monter Ki to rol twa ?

«L?objectif de ce spectacle est de montrer comment une amitié fondatrice, une mission partagée par trois étudiants, ont réussi à faire jaillir un ordre religieux. Ensemble, ils ont appris au plus grand nombre à avoir un regard bienveillant sur leur société, en dépit des souffrances et des misères. »

Au lieu d?une campagne de sensibilisation, ces bénévoles ont choisi de faire passer ces messages par le biais du chant, de la danse et de la mise en scène. «Il suffit parfois de s?arrêter, de souffler, pour entendre, écouter et voir. Sur notre affiche, un ?il scrute le monde. Il veut comprendre que l?on peut tous ensemble, réussir à construire une société où il fait bon vivre.» Les têtes d?affiche qui ont bienveillamment accepté de faire partie du spectacle, contribueront à le rendre plus frappant, voire plus touchant. «Ils ne sont pas là par hasard, leurs chansons contiennent des messages forts qui vont dans le sens du spectacle,» souligne Steeve Babooram.

Combat pour la justice

Grâce au dévouement et à la générosité des bénévoles, Ki to rol twa ? est devenu un spectacle à part entière. François, un jeune homme s?éveille brutalement aux réalités de son pays. Il vit une conversion qui l?amène à s?engager dans le combat pour la justice aux côtés de deux autres amis étudiants. Face à toutes leurs interrogations, une seule chose demeure : le rôle de chacun d?entre eux.

Cinq acteurs principaux. Vingt-cinq enfants. Une quinzaine de figurants. Six danseurs. Quatre têtes d?affiches, pour un spectacle de qualité. Le décor est signé Michèle Pilot, épaulé par Jean-Pierre d?Argent. La mise en scène est réalisée par Dominique Halbwachs, la chorégraphie porte la griffe de Giovanni Bouton. La coordination est assurée par Jean-Jacques Cervello. Joël Desvaux a la charge des accessoires, une trentaine au total. Les artistes sont accompagnés live par l?orchestre des Witness, sous la houlette de Gérald Grenade.

Prix des billets : Rs 200 et Rs 100 pour les adultes, Rs 75, pour les jeunes de moins de 20 ans. Soirée de gala le vendredi 13 octobre à 19h30 au MGI à Moka, reprise le samedi 14 octobre à 19h30 et rideau le dimanche 15 octobre à 15 heures. Billets à retirer sur le Rézo Otayô, téléphone 466 99 99 et à la Résidence Saint Ignace à Rose-Hill, téléphone 464 21 79.

Ki to rol twa ? au profit de Youth Alive

Toutes les recettes du spectacle Ki to rol twa ? seront entièrement reversées à l?association Youth Alive. «Cette ONG existe depuis deux ans. Nous mettons l?accent sur la prévention contre le VIH/sida auprès des jeunes de 14 ans à monter. Nous leur proposons un séminaire résidentiel calqué sur le modèle «Change of behaviour», qui vise à changer leur comportement sexuel ou autre, afin de se protéger du VIH/sida,» explique Danielle Laville, présidente de Youth Alive. «Nous avons besoin de financement pour la tenue de ces séminaires auprès de nos jeunes. Les recettes de Ki to rol twa ? devraient alléger notre budget,» ajoute celle-ci.

Le programme de Youth Alive baptisé l?Education pour la vie, assure la survie des jeunes ainsi que leur capacité à réaliser leur vie familiale et sociale. A ce jour, 240 jeunes ont bénéficié de ce séminaire de changement de comportement. L?Association Youth Alive existe dans plus de vingt pays. Elle a été créée sous l?impulsion de Miriam Duggan, Ougandaise, docteur en médecine. «Le processus de ce changement de comportement est inextricablement lié à des valeurs humaines de base telles que le souci de l?autre, l?amour, la foi, la famille, l?amitié, le respect pour les personnes et les cultures, la solidarité et le soutien mutuel. Nous croyons que le changement de comportement est la stratégie la plus essentielle, qu?elle est capable de vaincre la pandémie du VIH,» déclare Miriam Duggan dans sa déclaration formulée à Dakar en décembre 1991.

Le programme de Miriam Duggan, introduit dans des écoles ougandaises, a permis la régression du sida. Le taux de séropositivité en Ouganda est passé de 14% à 5%. Un résultat unique dans toute l?Afrique. Chez nous, l?association Youth Alive voudrait arriver avec le même résultat.

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