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Le « Mirabel Beach Resort » fait gronder Riambel
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Le « Mirabel Beach Resort » fait gronder Riambel
«Personne ne comprend. La construction de cet hôtel est un scandale ! Nous n?aurons bientôt plus de plage à Riambel ! », s?exaspère Indira, mère au foyer de 42 ans. Comme Indira, ils sont plusieurs habitants à ne pas voir d?un bon ?il la construction du Mirabel Beach Resort, un établissement hôtelier quatre étoiles.
De plus, selon eux, l?accès à la plage est barré par des banderoles jaunes. Seule explication : une plaque suspendue à un filao expliquant que Mirabel Beach Resort est prévu sur le site délimité. Certes, un droit de protestation est octroyé aux habitants. Toutefois, comme le stipule l?écriteau : « Toute personne étant contre ce projet peut lancer une pétition dans un délai de 15 jours à compter du 10 juillet 2008, date à laquelle, la plaque était apposée. » Mais le hic, c?est que plusieurs habitués de la plage soutiennent que la plaque a été accrochée vers le 20 août !
Interrogée à ce sujet, Jeaninne Wick, la promotrice, dit ne pas se souvenir de la date exacte. Toutefois, elle atteste ne pas comprendre la réaction des habitants, surtout que selon elle, une annonce faisant état de ce projet d?hôtel et spa est parue dans la presse en 2005. Par ailleurs, Jeaninne Wick affirme que la plage n?est pas fermée, comme le soutiennent les habitants. « Les banderoles sont là pour ne pas endommager les travaux liés au Watchman sight quarters. Mirabel Beach Resort est un rêve qui devient peu à peu une réalité », ajoute la jeune femme.
<B>Leur lieu de détente va disparaître</B>
Mais cette « réalité » n?est pas bien vue par les villageois. En effet, les membres du Riambel Sahayak Sang, un groupe très présent au sein de la communauté et oeuvrant pour le bien du village, ont contesté la construction de l?hôtel et ils ont déjà recueilli quelque 200 signatures. La pétition, ainsi qu?une lettre explicative datée du 1er septembre ont été envoyées aux instances concernées, la Beach Authority, le conseil de district de Grand-Port-Savanne et le ministère des Terres et du Logement.
Toutefois, du côté de la Beach Authority, on affirme que contrairement à ce que pensent certains habitants, « la plage en question n?est pas une plage publique, mais un pas géométrique ». Donc, cette terre appartient à l?Etat. Et l?entrepreneuse, en l?occurrence Jeaninne Wick, à laquelle le bail a été octroyé, a le droit d?utiliser le terrain tant qu?elle respecte les conditions y relatives.
Par ailleurs, pour bâtir un hôtel, il faut passer plusieurs étapes, explique un spécialiste du ministère des Terres et du Logement. « D?abord, une Letter of Reservation est agréée si certaines conditions sont respectées. Suit une Letter of Intent, confirmant l?octroi du bail. Enfin, un contrat de bail d?une durée initiale de vingt ans, renouvelable, est accordé à l?initiateur du projet. »
De son côté, un haut fonctionnaire du ministère du Tourisme concède que « Jeaninne Wick a soumis son dossier début juillet au conseil de district. Début septembre, ce dernier lui a demandé d?apporter des modifications conformes au Planning Guidelines. Pour l?instant, elle n?a pas encore soumis ses plans. » Le Chairman du conseil de district de Grand-Port-Savanne, Radhakrishansingh Rajkoo-mar, confirme, lui, qu?il attend les plans définitifs du projet. « J?attends juste les plans de mon architecte » explique Jeaninne Wick, qui compte inaugurer l?établissement dès juin 2009.
Tout ceci est certifié par un hiérarque du ministère des Terres et du Logement, qui atteste également que l?entrepreneuse a le droit d?utiliser le terrain tant que c?est dans la lignée du projet pour lequel lui fut octroyé le bail.
Mais en attendant, les résidents de Riambel, loin d?être rassurés, vont voir peu à peu, « leur » lieu de détente disparaître pour laisser place au modèle même de la relaxation des temps modernes : un hôtel quatre étoiles avec spa.
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