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Le Zimbabwe en butte aux critiques internationales
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Le Zimbabwe en butte aux critiques internationales
Alors que les dirigeants d?Afrique australe participent à un sommet extraordinaire en Tanzanie pour s?entretenir de la crise politique au Zimbabwe, l?Union européenne et plusieurs pays au sein du Conseil des Droits de l?homme de l?Onu à Genève ont vivement critiqué hier la répression qu?imposent les autorités d?Harare aux opposants du président Robert Mugabe.
?De telles actions n?ont de place dans aucune société?, a souligné Michael Steiner, l?ambassadeur d?Allemagne auprès du Conseil des Droits de l?homme de l?Onu et dont le pays assure actuellement la présidence tournante de l?UE. Il s?exprimait au nom des 27 pays membres de l?UE et de plus de 20 autres Etats qui se sont associés à cette déclaration.
A Dar es-Salam, capitale économique de la Tanzanie, un sommet de deux jours a été convoqué par le bloc économique régional de la Communauté de Développement d?Afrique australe (SADC). Le président Mugabe devait arriver à Dar es-Salam avant-hier soir.
Ce sommet est présidé par le chef d?Etat tanzanien Jakaya Kikwete qui s?était rendu au Zimbabwe au début du mois. La Tanzanie est l?un des trois pays africains chargés par la SADC de résoudre la crise politique du Zimbabwe.
Avant-hier, Morgan Tsvangirai, le chef du Mouvement pour le changement démocratique, a été arrêté à Harare pendant plusieurs heures avec d?autres responsables du principal parti d?opposition zimbabwéen.
La police avait bouclé le secteur autour de Harvest House, le siège du parti, dans le centre de la capitale zimbabwéenne.
Morgan Tsvangirai, 54 ans, prévoyait de donner une conférence de presse sur la montée des violences et des intimidations de la part du gouvernement de Robert Mugabe. Son arrestation a eu lieu après son interpellation avec une cinquantaine d?autres opposants le 11 mars dernier, à l?occasion d?un meeting de prière à Harare. Incarcéré brièvement, il avait ensuite été hospitalisé jusqu?au 16 mars après son passage à tabac par la police, qui l?avait blessé à la tête.
<B>Corruption et repression</B>
Le 11 mars dernier, la crise au Zimbabwe a franchi une nouvelle étape avec une répression violente au cours de laquelle un manifestant avait été tué. Robert Mugabe, 83 ans, au pouvoir depuis l?indépendance, exerce le pouvoir d?une main de fer alors que les mesures de redistribution des terres ont plongé le Zimbabwe dans la misère. Le pays, écrasé par la corruption et la répression, connaît de graves pénuries alimentaires et le taux d?inflation le plus élevé au monde.
<B>Les pays voisins du Zimbabwe doivent agir </B>
■ Les Etats-Unis ont invité les pays voisins du Zimbabwe à demander des comptes au président Robert Mugabe pour la répression exercée contre ses opposants, et ont condamné la brève interpellation dont a été l?objet Morgan Tsvangirai, chef de file de l?opposition. ?Le gouvernement du président Mugabe est engagé dans une sale campagne tous azimuts, visant à intimider l?opposition politique légitime?, a déclaré le porte-parole du département d?Etat Tom Casey concernant les dernières arrestations en date. Tsvangirai a été brièvement interpellé par la police mercredi au siège de son parti et dix autres opposants ont également été arrêtés.
?Nous pensons qu?il est temps que les pays d?Afrique ceux de la Communauté pour le développement de l?Afrique australe , fassent comprendre que ce genre de comportement, de la part du président Mugabe?, a ajouté Casey.
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