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Le transbordement menacé
Sale temps dans le port. Deux des lignes maritimes majeures du pays, Mitsui et P&O Neddloyd, cessent leurs activités de transbordement temporairement à partir du 20 septembre. La nouvelle a fait l’effet d’une bombe chez les autorités portuaires. Elles ne s’attendaient pas à un tel scénario. Environ 15 000 conteneurs par an ne transiteront donc plus par Port-Louis. Le manque à gagner se chiffre à des dizaines de millions de roupies. Le projet de faire du port un hub pour le transbordement dans la région n’est pas menacé pour autant.
Le capitaine Jacques Goilot du groupe IBL, qui représente ces deux lignes à Maurice, explique que la décision serait motivée par la conjoncture internationale, qui joue en notre défaveur. Auparavant les gros navires, venant d’Asie, transbordaient leurs marchandises à Maurice dans de petits bateaux pour la Réunion ou Madagascar. Le navire avec un fort tonnage pouvait gagner d’autres ports plus rapidement. Tel ne sera plus le cas.
Le capitaine Goilot ajoute qu’il y a un manque de productivité dans le port.“Les armateurs ne peuvent pas se permettre de passer plusieurs jours à attendre.” Avis que partage Eric Mard, directeur de Maersk, qui souligne que la productivité dans le port a ralenti. “Certes les autorités portuaires ont pris la décision d’acheter de nouveaux équipements. Mais la décision a trop tardé.” Il prévoit de son côté de diminuer son volume de transbordement de 75 %.
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