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Le tour du monde en 50 jours !
Il parcourt l?océan Indien et les Terres australes à la manière de l?illustre navigateur du 18e siècle, Nicolas Baudin. Le navire français Marion Dufresne y mène des opérations de ravitaillement et des recherches scientifiques. Il a jeté l?ancre à Port-Louis et a présenté une exposition sur Nicolas Baudin.
Le Marion Dufresne, c?est tout un arsenal d?ordinateurs et d?instruments de recherches. Paquebot, cargo ou pétrolier, ses usages sont multiples. A la proue, le stockage de fret. Deux grandes cales accueillent les réserves de vivres et de pétroles des Terres australes et antarctiques.
Mais ce qui impressionne surtout, c?est tout cet attirail destiné aux recherches océanographiques. Suivons le guide : Bernard Olivier, chef de l?instrumentation au poste scientifique.
A la poupe, le sondeur acoustique, l?appareil de gravimétrie, le carottier, un tube de plastique et d?acier qui peut atteindre 60 mètres de long ... Ici, se déroulent des ?carottages? (voir croquis), des prélèvements sous-marins de même que d?autres analyses géophysiques. Deux étages plus bas, de grandes machines de remorquage et de largage du carottier, des salles de compression, des treuils pour les câbles?
Mais qui commande ces campagnes de recherches et à quoi servent-elles ? Bernard Olivier explique que les demandes proviennent de laboratoires internationaux de même que de gouvernements qui depuis dix ans, font de plus en plus appel au navire et à son équipe scientifique. Il s?agit d?effectuer des prélèvements et d?étudier les hypothèses de réchauffement de la planète.
Les enjeux sont tant scientifiques qu?économiques. Pour les gouvernements du monde, ces recherches permettent, entre autres, de savoir si l?introduction d?une certaine culture sera rentable. ?Les sédiments marins racontent le climat du passé. Grâce à cela, les laboratoires arrivent à cerner l?évolution climatologique et tenter de savoir si la Terre a déjà connu une période de réchauffement. Ils peuvent également découvrir comment se répartissaient les températures?, explique Bernard Olivier.
Moteur puissant et rapide</B>
Sur la passerelle, le poste de commandement n?est pas moins doté d?instruments et de machines diverses. C?est le territoire du commandant Jean Paul Hedrich.
A l?entrée, le poste radio. Trois antennes satellites assurent la communication avec des scientifiques qui doivent sans cesse communiquer leurs recherches ou demander des informations. Pour la sécurité, un autre poste radio permet d?entreprendre des opérations de sauvetage en tous genres.
Levons l?ancre, nous sommes maintenant au poste de pilotage ! Système GPS et AIS sont de mise pour l?identification des navires et pour un positionnement dynamique. Cela ?permet au navire de rester en place et devient donc vital pour les opérations de carottage?, explique le commandant Jean Paul Hedrich.
Les postes de contrôle s?étendent sur toute la longueur et entourent la barre de navigation. L?un d?entre eux gère les générateurs du Marion Dufresne qui alimentent en électricité, les moteurs et lespropulseurs. Car le Marion Dufresne est puissant et rapide. Il peut faire le tour du monde rien qu?en 50 jours !
L?originalité ne manque pas non plus sur le navire. A tribord sur la passerelle, un poste de commande permet l?observation parfaite des diverses man?uvres de carottage?à l?arrière du bateau !
Plusieurs fois par an, le navire sillonne le monde. Entre deux campagnes de recherches, il fait la navette entre La Réunion, Maurice, et les trois îles de Crozet, Kerguelen et Amsterdam. Le Marion Dufresne quitte le Port demain soir pour La Réunion pour se ravitailler. Ensuite, cap sur une nouvelle campagne scientifique dans l?océan Indien.
A bord du ?Marion Dufresne?
Touristes, à l?aventure !
?Chaque année, explique le commandant du ?Marion Dufresne?, Jean Paul Hedrich, une douzaine de touristes, essentiellement des Français monte à bord.? Les navettes dans le sud de l?océan Indien ne sont donc pas exclusives à l?équipage du navire. Lors des opérations de ravitaillement à Crozet, Kerguelen et Amsterdam, les touristes sont les bienvenus. Le navire a une capacité de 160 places, équipage compris. Accompagnés de guides, les touristes peuvent découvrir les Terres australes et antarctiques, leurs paysages et leur faune. Le voyage, d?une durée d?un mois, coûte 100 euros par jour. La destination est vendue par les TAAF.
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