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Le suspect Dookee maintenu en détention
Ajay Dookee, une des quatre personnes accusées provisoirement d?avoir assassiné l?homme d?affaires indien Mujeeb Mir, ne sera pas relâché sous caution. Le magistrat Azam Neerooa, siégeant au tribunal de Mapou, n?a pas agréé à sa demande. Les trois autres prévenus, Digbeejaye Koonjul, Sanjeev Mungrah et Prabakheer Takah, n?ont pas présenté de motion pour être libérés sous caution.
Mujeeb Mir a été agressé mortellement dans la nuit du 31 janvier 2005. L?homme d?affaires indien, 34 ans, a été roué de coups avant d?être transporté dans le coffre de sa voiture jusqu?à un sentier à La Salette, Grand-Baie. Il a été tabassé à coups de pierres avant d?être écrasé sous les roues de sa voiture. Celle-ci a ensuite été placée sur son corps et incendiée.
La police a énuméré quatre raisons pour objecter à la motion d?Ajay Dookee. Le sergent Meetoo a indiqué que le prévenu est accusé provisoirement d?un délit très grave. S?il est libéré, il pourrait intervenir auprès de témoins potentiels et il pourrait se sauver et ne pas se présenter en cour. Une quatrième raison avancée par la police est la protection du prévenu lui-même.
Lors de sa déposition en cour, ce dernier a nié les allégations portées contre lui. Il s?est engagé à respecter toutes les conditions de la cour si celle-ci accepte sa motion. La police maintient qu?Ajay Dookee est passé aux aveux et a raconté aux enquêteurs son implication dans l?assassinat. Le sergent Meetoo a aussi indiqué qu?il y a suffisamment de preuves pour lier le prévenu à cet assassinat. Vingt-huit jours après l?assassinat de Mujeeb Mir, l?enquête n?a pas encore été bouclée. Le père de la victime, Rashid Mir, est passé à l?attaque en réclamant la somme de Rs 2,3 milliards de dommages à la compagnie IBL pour ne pas avoir assuré la sécurité de son fils.
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