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Le soleil, la plage?et de nouvelles idées
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Le soleil, la plage?et de nouvelles idées
Bronzer idiot, avec un cocktail et un roman sur une plage, est l?activité favorite de beaucoup de touristes visitant Maurice. Ils sont toutefois de plus en plus nombreux à ne plus vouloir faire uniquement cela ! L?offre hôtelière foisonnante ne suffit plus, à elle seule, à attirer. C?est ce qu?on trouve en dehors de l?hôtel, dans les petites rues des villes et villages et dans la culture locale qui occupera désormais une place importante dans l?argument de vente de la destination Maurice.
Pour ceux qui veulent mettre le nez hors de leurs hôtels, Maurice propose déjà une offre non hôtelière. Des sites comme le Blue Penny Museum ou l?Aventure du Sucre, Chamarel, le Waterpark de Belle-Mare et le Domaine du Chasseur existent. « C?est insuffisant, il est temps de think outside of the box. Et de communiquer autrement. Il faut proposer autre chose que nos produits d?appels sea, sun and sand aux touristes », exhorte Joël Toussaint, le directeur de la communication d?Air Mauritius.
L?offre non hôtelière est relativement complète selon certains professionnels du tourisme. « Si un touriste trouve qu?il n?y a rien à faire à Maurice, c?est qu?il a été mal informé », avance David Martial, responsable de la communication du Blue Penny Museum, le premier musée privé à ouvrir ses portes à Maurice. Néanmoins, certains avis divergent. Alors que certains prônent une meilleure communication autour de l?offre non hôtelière existante, d?autres proposent des solutions nouvelles.
Air Mauritius embraye sur cette stratégie. La Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA) suivra si elle veut. Mais la compagnie nationale veut faire avancer ses idées. Elle propose des festivals. Plusieurs pôles événementiels qui seraient étalés sur les périodes creuses de l?année. Un Hindu Mela, autour de la fête Divali en novembre. Un Food and Drink Festival où l?île Maurice se ferait capitale d?une gastronomie cosmopolite pendant une ou deux semaines.
Ou encore cet ambitieux concept de Carrefour de l?authentique. L?occasion de redonner aux grandes marques leur rayonnement à Maurice à travers une période de soldes. Celles produites localement seraient vendues à des prix sacrifiés. Une période de soldes comme il en existe en Angleterre ou en France.
Un attire-touristes potentiel. Mais la mise en place de ce type d?offre ne risque pas de se faire avec la seule volonté d?un opérateur. D?autant plus que la destination rayonne davantage à travers ses hôtels que par ses autres facettes. « Les voyagistes à l?étranger offrent une image de Maurice très exclusivement hôtelière », confirme Isabelle Descroizilles, directrice générale de MTTB Mautourco. Du côté du Blue Penny Museum, on est un peu plus direct. « Certains hôtels n?ont pas intérêt à faire sortir leurs clients. Plus ils restent à l?hôtel, plus ils dépensent », pense David Martial.
Alors comment développer et vendre la face cachée et les nouveaux attraits de Maurice ? Bissoon Mungroo, président de l?association des petits et moyens hôtels de Maurice, croit qu?une partie du budget de promotion en Europe devrait être consacrée à vendre l?autre facette de Maurice. « S?il le faut, on doit prévoir un budget supplémentaire pour ce type de marketing », explique-t-il.
Les techniques de marketing sont aussi remises en cause. Le classique panneau de publicité 4x3 européen ne propose qu?une image superficielle au message limité. Le nouveau discours publicitaire que les opérateurs veulent faire passer se veut plus profond. Et pour cela l?outil idéal demeure la presse. « Nous éduquons les journalistes à mieux connaître la destination. Nous insérons dès que possible dans leurs programmes des arrêts découverte, nous avons avec eux des débriefings pour leur raconter ce qu?ils ont pu voir », explique Isabelle Descroizilles.
Air Mauritius a poussé la logique plus loin. Dans le souci de créer l?événement à l?étranger et d?informer sur Maurice, la compagnie a retenu les services de cabinets de communication dans différents pays européens. Elle a ainsi mis en place des plans médias et de communications sur diverses destinations, en collaboration avec certains hôteliers, comme le groupe Beachcomber par exemple. «En générant de l?information, on fait en sorte que l?événement lui-même devienne un message publicitaire », dit Joël Toussaint.
La nouvelle stratégie vise avant tout une clientèle occidentalisée. Avant de conquérir l?Inde ou la Chine, le tourisme mauricien doit s?assurer qu?il conserve son attrait auprès de ses marchés traditionnels.
<I>Le nouveau discours publicitaire se veut plus profond.</I>
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