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Le SMS victime de son succès pourrait coûter plus cher
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Le SMS victime de son succès pourrait coûter plus cher
?slt mwa sa, ki poz ?? Si cette phrase est un mystère pour certains, elle n?a plus de secret pour les convertis du SMS (Short Message Service), de plus en plus nombreux. Quotidiennement, les Mauriciens s?échangent en moyenne 1,5 million de SMS contre un peu moins d?un million il y a un an. Mais les opérateurs font la grise mine. Si le SMS leur assure des revenus d?environ Rs 900 000 par jour, ils déplorent le fait que le service ne reflète pas encore le coût réel.
?Pour nous c?est certainement un business intéressant, mais le tarif appliqué ne reflète pas le coût réel?, précise Shyam Roy. Cet avis est partagé par la direction de Cellplus. ?Pour que cela soit le cas, il faudrait le fixer à Re 1 par envoi?, y affirme-t-on. Cellplus et Emtel ont par ailleurs soumis une demande de hausse auprès de l?Information & Communication Technologies Authority (Icta) à plusieurs reprises. Cette instance a joué les abonnés absents jusqu?ici.
Emtel considère d?ailleurs la possibilité de solliciter une nouvelle autorisation pour hausser le prix de ses SMS. ?En ce qui nous concerne, le tarif devrait passer à au moins 75 sous. Re 1 serait l?idéal, mais chez Emtel, nous voulons que cela reste quand même abordable pour la masse?, fait ressortir Shyam Roy. Comme arguments, les opérateurs affirment que Maurice est l?un des pays au monde où le SMS est le moins cher. Ils arguent qu?un SMS revient à approximativement Rs 5 au Royaume-Uni.
Un bon bout du chemin a pourtant été parcouru depuis l?introduction en janvier 1999 du SMS, à l?époque où l?envoi d?un texto d?un mobile vers un autre était gratuit. L?aubaine se terminera en décembre 2000 pour les abonnés. Le SMS sera facturé à 30 sous pour ensuite passer à 60 sous deux ans plus tard.
C?est d?ailleurs à cause de ce prétendu trop bas tarif à Maurice que les opérateurs ne peuvent garantir l?aboutissement d?un SMS envoyé de Maurice à l?étranger. Ils rechignent à débourser de leur poche pour payer un opérateur à l?étranger afin de faire aboutir un SMS. Là aussi, l?Icta a été saisie, mais n?a pas encore tranché.
Les jeunes sont les plus nombreux à mouvoir leurs doigts à toute allure sur les touches du téléphone mobile. Or, le SMS n?est plus limité à cette génération. La mode a aujourd?hui déteint sur l?ensemble des utilisateurs de portable.
Si le SMS peut être considéré comme la locomotive du marché du mobile, son successeur, le MMS (Multimedia Messenging Service) connaît un décollage lent et difficile. Les services à valeur ajoutée du SMS, tel que l?envoi de sonneries et de logos, ont un impact tout aussi relatif sur le public.
Discret et pas dérangeant
Pourquoi le SMS est-il aussi populaire ? ?C?est devenu un phénomène de société. Plus facile à envoyer que de faire un appel, le SMS a également l?avantage d?être moins cher qu?un appel. C?est si pratique d?envoyer un petit message à ses amis?, analyse Shyam Roy, directeur général d?Emtel. Quotidiennement, son réseau véhicule environ 700 000 SMS (800 000 à 900 000 pour Cellplus). L?aspect discret du SMS, qui peut être envoyé et auquel on peut répondre en toute intimité et sans déranger qui que ce soit, est sans doute un autre secret du succès.
Qu?en est-il des services à valeur ajoutée vendus par les opérateurs tels que les sonneries et logos ? Chez Emtel et Cellplus, l?on affirme que le gain financier n?est pas énorme. ?Nous parvenons tout juste à rentabiliser, mais c?est un moyen de fidéliser le client ?, assure le cadre de Cellplus. Emtel indique qu?environ 2 000 sonneries et logos se vendent par jour. Mais en échange, il faut faire régulièrement des campagnes coûteuses dans la presse.
L?espoir des opérateurs réside dans le successeur désigné du très populaire SMS. Son grand frère, le MMS rapporte plus (Rs 3 la minute) et est promis à un bel avenir. En plus du texte, l?abonné peut envoyer des photos et des images animées sur un fond sonore.
Mais le développement du MMS est freiné par des difficultés techniques. Alors que le SMS est rapidement rédigé, transmis en un temps record et compatible avec tous les modèles de téléphones portables, l?envoi de messages multimédias requiert des conditions. Pas possible sur tous les combinés et il peut exister des incompatibilités technologiques empêchant la réception et l?émission du message.
Pour pouvoir pratiquer le MMS, il vous faut avoir un mobile possédant la norme GPRS, aussi connue comme la 2.5e génération. Votre correspondant doitavoir un appareil compatible. La cherté du service fait également tiquer le Mauricien moyen. En plus, l?utilisation est plus compliquée que le SMS.
Ces raisons font que le service, introduit fin 2004, stagne à moins de 1 000 envois par jour. ?Il a cependant beaucoup de potentiel, mais il faut d?abord éduquer les gens. Je crois que d?ici six mois, cela décollera ?, soutient avec confiance Shyam Roy. La démocratisation du prix des combinés compatibles au GPRS fait sourire les opérateurs. Alors que quelques mois de cela, il fallait débourser au minimum Rs 10 000 pour un mobile permettant l?envoi de MMS, l?on peut déjà en trouver à partir de Rs 5 000 sur le marché actuel?
Qui dit moins cher, dit plus de mobiles compatibles. Et qui dit plus de mobiles compatibles, dit plus d?échanges MMS.
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