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Le secteur privé inquiet

12 juin 2004, 20:00

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Le secteur privé ne trouve pas le « bon signal ». A l?origine de son inquiétude, l?imposition plus sévère du contrôle au niveau du ministère du Commerce, l?augmentation des impôts et des taxes sur les compagnies, le secteur touristique, la bagasse, sur les comptes d?épargne et la création d?un poste d?ombudsman pour le secteur banquier.

« Nous sommes d?avis que toutes ces mesures vont à l?encontre de la politique du gouvernement visant à encourager l?instauration d?une culture d?entrepreneuriat. Elles ne constituent pas nécessairement le bon signal », souligne le président de la Joint Economic Council (JEC), Ariff Currimjee.

Les mesures qualifiées de positives telles que les incitations à la formation professionnelle, aux petites et moyennes entreprises, la création d?une seule entité pour regrouper la Mauritius Industry Development Authority, l?Export Processing Zones Development Authority et Subex-M, n?ont nullement atténué ce sentiment de malaise.

Si le processus de démocratisation de l?économie est favorablement accueilli, les mesures qui l?accompagnent sont qualifiées d?insuffisantes. « Elles auraient dû être introduites à fortes doses. Le gouvernement aurait dû se donner les moyens à la hauteur de ses ambitions. Il y a un enthousiasme général de la population pour l?entrepreneuriat mais les intéressés se heurtent au problème du financement de leurs projets », explique Marday Venkatasamy, président de la Chambre de Commerce et d?Industrie.

Le concept de démocratisation de l?économie repose sur quatre piliers : l?accès à la terre, la participation des employés à l?actionnariat de leur compagnie, l?élaboration d?un projet de loi sur l?égalité des chances, l?accès des petites et moyennes entreprises aux financements pour la réalisation de leurs projets.

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