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Le savoir-faire mauricien dans le tourisme a la cote à l?étranger
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Le savoir-faire mauricien dans le tourisme a la cote à l?étranger
L?étranger s?ouvre de plus en plus aux Mauriciens, les possibilités d?emplois y étant accrues. Boutiques hors taxe d?Abu Dhabi, hôtels de Dubayy, paquebots de croisières? Les salaires non plus ne sont pas à négliger.
Une quinzaine de Mauriciennes ont été sélectionnées ce mois-ci pour travailler dans les boutiques hors taxes de l?aéroport d?Abu Dhabi. Elles quitteront le pays à la fin d?octobre pour prendre leur nouvel emploi, le temps que les démarches de recrutement soient complétées. Leur contrat est de deux ans, renouvelable.
La raison derrière ces recrutements à Abu Dhabi : le bilinguisme des Mauriciens, surtout que le pays accueille un nombre accru de Français. Les candidats doivent aussi parler couramment l?anglais. ?Nous allons voir comment les Mauriciennes vont s?adapter à leur nouvel emploi avant de procéder à d?autres recrutements?, dit Nitin Luchoomun, directeur de l?agence de recrutement Nival International Ltd (NIL).
L?équipe de recrutement pour l?aéroport d?Abu Dhabi, qui était à Maurice il y a deux semaines, reviendra en début de l?année prochaine pour l?embauche d?une trentaine d?autres Mauriciens. Ces derniers travailleront dans les départements ?Food & Beverages?, la restauration et les salons (lounges) de l?aéroport comme Guest Relations Officer, hôtesses d?accueil et réceptionnistes. Car il est prévu que cet aéroport accueillera 10 millions de passagers en 2009 annuellement, une fois les travaux d?extension terminés, contre six millions actuellement.
Par ailleurs, une équipe des Emirats était à Maurice ces dernières semaines pour l?embauche d?une dizaine de Mauriciens pour le secteur hôtelier de Dubayy. Une quarantaine de Mauriciens ont été recrutés pour le secteur de l?hôtellerie à Dubayy ces deux dernières années à travers les services de NIL.
L?embauche sur des paquebots de croisières attire aussi de plus en plus les Mauriciens. Ils sont 200 à avoir été embauchés par la Louis Cruise Lines, une compagnie cypriote, et la Mediterranean Shipping Co. Ltd. Ils travaillent particulièrement comme barmen, cuisiniers et du personnel dans d?autres services des départements de Food & Beverages et de hospitality. D?autres recrutements seront effectués en novembre bien que le nombre se soit stabilisé ces deux dernières années.
?La raison de cet intérêt pour Maurice, c?est la bonne réputation de nos ressources humaines formées par l?Ecole hôtelière et dans nos hôtels cinq-étoiles. Les salaires sont alléchants?, affirme René Sanson, managing director de la MSC. ?Le salaire de base mensuel est de Rs 30 000. Mais de façon générale, ajoute-t-il, les employés atteignent un salaire mensuel de Rs 50 000 à Rs 60 000 avec les pourboires. Certains arrivent même à des revenus mensuels de Rs 80 000 voire Rs 100 000. Le contrat est d?une durée de 8 à 10 mois et est renouvelable.?
De son côté, le Club Med II ? un des plus gros voiliers cinq mâts au monde ? emploie 120 Mauriciens. ?Quand le voilier a été lancé il y a sept à huit ans, on avait 60 % de personnel mauricien et 40 % indonésien dans le secteur des services. Mais maintenant, ils sont entièrement mauriciens pour le service. Sans compter qu?il y a aussi 150 autres Mauriciens qui travaillent dans les Club Med à travers le monde?, explique Sunil Koosul, directeur des ressources humaines du Club Med à Maurice.
L?International Cruise Recruitment Services Ltd (IRCL) compte recruter en octobre une cinquantaine de cuisiniers pour les paquebots de la Princess Cruise Line et la Cunard. Certains seront affectés sur le Queen Victoria, à l?instar de Pravin Kumar Nunhwooa, qui a été barman depuis 13 mois à bord du Queen Mary II. Paquebot flambant neuf, le Queen Victoria sortira du chantier naval en Italie en décembre.
?Plus de 80 % donnent satisfaction?
?Une fois sélectionnés, les Mauriciens regagneront les paquebots dans deux à trois mois. Nous avons déjà entre 30 et 40 Mauriciens à bord du Queen Mary II et du Queen Elizabeth II?, dit Dave Goboodun, directeur de l?IRCL, qui a travaillé 13 ans à bord du Queen Elizabeth ll avant de créer l?IRCL.
?Pour être recrutés, estime-t-il, il faut que les candidats comptent au moins deux ans d?expérience dans les postes où ils souhaitent travailler. Plus de 80 % des gens recrutés ont donné satisfaction et poursuivent encore leur carrière sur des paquebots de croisière. La qualité de leur prestation, leur savoir-faire et formation sont à la base de ces recrutements.?
Depuis 2005, l?IRCL a recruté plus de 100 Mauriciens pour travailler sur les paquebots de la Princess Cruise Line, Cunnard et Disney Cruise Line, particulièrement dans les sections de nettoyage et de la restauration.
Pour la Disney Cruise Line, l?on compte les cuisiniers, les youth counsellors, notamment pour distraire les tout-petits pendant les croisières et les life guards pour assurer la sécurité des passagers dans les piscines.
Kazeem Noordali, managing director de Noordali Shipping Ltd, estime que des débouchés existent pour des marins mauriciens, mais le problème primordial reste le manque de formation.?Nous avons des offres pour l?embauche de marins qualifiés, mais nous ne pouvons pas satisfaire les exigences des bateaux?, dit Kazeem Noordali.
Au cours des deux dernières années, le nombre de Mauriciens recrutés à travers cette compagnie pour travailler comme cuisiniers, soudeurs, mécaniciens et marins a augmenté, passant de 35 à 50.
?Ils travaillent ces jours-ci au Nigéria dans la pose de tuyaux pour le transport de produits pétroliers, à Dubayy dans des travaux de dragage pour la création du front de mer, en Angola pour les travaux d?entretien et en Argentine pour les travaux de dragage d?une rivière?, fait ressortir Kazeem Noordali.
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