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Le président Sarkozy a justifié l?ouverture française vis-à-vis de la Syrie
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Le président Sarkozy a justifié l?ouverture française vis-à-vis de la Syrie
Aux côtés du président syrien, dans l?imposant palais présidentiel édifié sur une éminence dominant Damas, Nicolas Sarkozy a justifié l?ouverture française à l?aune des engagements pris par son homologue lors de sa visite historique à Paris, le 12 juillet, et qui ont été ensuite, selon lui, tenus.
L?évolution positive des relations syro-libanaises ? longtemps placées au c?ur des discussions franco-syriennes ?, matérialisée par la visite à Damas en août du président Michel Sleimane, semble avoir rassuré M. Sarkozy qui attend, à présent, de voir se concrétiser la promesse de l?établissement, pour la première fois, de relations diplomatiques officielles entre les deux pays avant la fin de l?année.
Si le volet économique des retrouvailles franco-syriennes tarde encore à produire ses fruits, à l?exception d?un contrat conclu par le cimentier Lafarge (des projets portuaire et aéroportuaire à Lattaquié et à Damas ainsi que la prolongation des activités pétrolières de Total restent à finaliser), d?autres coopérations diplomatiques ont été esquissées. Le président syrien, qui avait déjà proposé que la France joue un rôle aux côtés des Etats-Unis en cas de reprise de négociations de paix directes entre la Syrie et Israël, limitées pour l?instant à des échanges par le truchement de la Turquie, a souhaité que les Français profitent dès à présent de leurs bonnes relations avec l?Etat juif pour faire passer des messages. Les incertitudes politiques israéliennes liées au devenir du Premier ministre Ehoud Olmert, accompagnées par le départ de son conseiller en charge du dossier syrien, risquent cependant de freiner les contacts entre les deux parties qui devaient tenir, le 7 septembre, en Turquie, une cinquième session d?échanges.
Le président syrien n?a cependant pas limité cette bonne volonté diplomatique affichée au seul volet syro-israélien. Il s?est engagé à jouer de son influence auprès du Mouvement de la résistance islamique (Hamas) palestinien dont le chef du bureau politique, Khaled Mechaal, vit en exil à Damas. Ce dernier devrait d?ailleurs recevoir une missive du père du soldat franco-israélien Gilad Shalit, enlevé et détenu à Gaza depuis juin 2006. Cette lettre devrait parvenir au responsable islamiste par l?intermédiaire de l?émir du Qatar, Hamad Ben Khalifa Al-Thani, présent jeudi à Damas dans le cadre d?un bref sommet quadripartite organisé avec la Turquie.
A Damas, Nicolas Sarkozy n?a pas éludé des sujets moins consensuels tels que la situation des droits de l?homme ou le dossier du nucléaire iranien. «Le respect scrupuleux de la liberté d?opinion représente un atout et non un handicap dans la lutte contre l?extrémisme", a dit le président français.
La mise en garde du chef de l?Etat français sur les projets nucléaires de Téhéran, qui constituent, selon lui, «une menace pour la région et une menace pour le monde», n?a cependant pas ébranlé son homologue syrien, qui s?est dit publiquement convaincu que le programme nucléaire iranien contesté par les Occidentaux est «civil» et non «militaire».
Gilles PARIS
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