Publicité
Le procès de Saddam ajourné au 21 décembre
Par
Partager cet article
Le procès de Saddam ajourné au 21 décembre
Le procès de Saddam Hussein a été ajourné au 21 décembre, en raison de la campagne électorale pour les élections législatives. Le président du tribunal a décidé d?ajourner le procès de Saddam Hussein jusqu?au 21 décembre en raison de la campagne électorale pour les élections législatives qui se dérouleront le 15 décembre prochain. Le président déchu avait refusé de se présenter à son procès pour crimes contre l?humanité à Bagdad, mais l?audience avait fini par reprendre sans lui pour s?interrompre en fin de journée.
Son absence constitue le principal coup d?éclat de ce procès, qui a déjà souffert de reports, de matériels défectueux et de dépositions décousues, depuis son ouverture le 19 octobre. Les huit accusés, qui risquent la peine de mort, ont qualifié leur procès de mascarade et l?ont fréquemment perturbé, haranguant le juge et accusant de mensonge des témoins qui ont presque tous fait leurs dépositions derrière un rideau par crainte de représailles. Le procès a déjà subi deux ajournements : l?un pour permettre à la défense de se préparer, l?autre, après l?assassinat de deux avocats de Hussein.
<B>Tentative d?assassinat</B>
Selon le droit irakien, sur lequel le tribunal se fonde en l?associant à des principes de droit international, le procès peut aller à son terme sans la présence de l?accusé. Cependant, son absence priverait des millions d?Irakiens de la possibilité de voir leur ancien président au banc des accusés et il peut être dangereux de poursuivre cette affaire à l?approche des futures élections.
Le procès porte sur le massacre de 148 personnes du village chiite de Doudjail, situé au nord de Bagdad, après une tentative d?assassinat de l?ancien président. Mais après quatre audiences, des doutes ont été exprimés sur la solidité du dossier de Doudjail et le président du TSI a recommandé à certains témoins de condenser leurs dépositions souvent peu cohérentes. De plus, le responsable de l?Onu pour les droits de l?homme en Irak a jugé faibles les chances de conformité du procès aux règles internationales. De leur côté, des observateurs et conseillers juridiques internationaux ont exprimé des craintes concernant la protection des témoins, la sécurité et le fait que la peine de mort ne peut être commuée une fois prononcée.
Publicité
Publicité
Les plus récents