Publicité

Le port s?attaque à ses lourdeurs

4 août 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le port souffre de plusieurs faiblesses. Le temps d?attente des navires marchands est trop long, les grues ne sont pas utilisées de manière optimale, de même que l?aire de stockage. Et les opérateurs économiques en subissent les conséquences. Pour remédier à la situation, le cabinet Ernst and Young a été sollicité pour une évaluation de ces faiblesses et de leur impact sur les opérateurs économiques. Le rapport a été présenté hier au cours d?un séminaire à l?hôtel Maritim.

Marday Venkatasamy, président de la Chambre de commerce et d?Industrie de Maurice (CCIM), a situé l?importance de cette étude. ?Ce rapport est une opportunité pour tous les partenaires présents de revoir la procédure. Cela en réduisant l?attente pour le déchargement des marchandises, en combinant les efforts de tout un chacun? souligne t-il. A l?origine de ce projet, sont la CCIM mais également l?Office des douanes et le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération Régionale.

Selon le document, qui comprend une comparaison de Maurice avec des ports étrangers, le volume de transactions de conteneurs équivalant 20 pieds (EVP) pour Port-Louis est de 232 799 en 2002, comparé à 19 941 000 de conteneurs et 370 000 pour Singapour et Le Cap respectivement. Comparé à Singapour toujours, la productivité de grue pour Maurice est de 16 conteneurs par heure contre 24 pour la ville-Etat. Alors que le temps d?attente moyen d?un navire se situe entre 6 et 8 heures selon la norme de l?industrie, le chiffre tourne autour de 18 heures pour Maurice. Concernant le temps passé par les navires à leurs postes d?amarrage, le taux d?occupation jugé acceptable est entre 60% et 80% par poste. Or Port-Louis est au-dessus de ce barème, avec un indice de 83,3% .

Recommandations

A l?heure des débats, les autorités portuaires se sont dit conscientes de ces problèmes. L?explosion du trafic et le manque d?équipement seraient parmi les causes de ce manque de productivité. Du matériel supplémentaire devrait bientôt remédier à cette situation. Par ailleurs, le système de window berthing, qui permettra de connaître avec plus de précision l?heure et la date du mouillage d?un cargo en rade, devraient permettre de mieux gérer les mouvements.

Le rapport déplore aussi le temps écoulé avant la vérification douanière pour les conteneurs, soit 14 heures. Cela ne permet pas aux douaniers d?examiner les conteneurs au moment même de la demande de vérification. Le rapport recommande donc que le New Container Terminal of Mauritius (NCTM) revoie l?horaire des transferts afin de permettre une vérification rapide et au jour le jour. Le rapport insiste aussi sur le nécessité que la Cargo Handling Corporation (CHC) et la Mauritius Ports Authority (MPA) s?assurent que les réparations et la planification de l?entretien des trois portiques soient entreprises sur une base annuelle. Il recommande que le suivi des réparations soit scrupuleusement respecté.

Concernant les procédures de dédouanement, quatre ministères, notamment celui du Commerce, celui de la Pêche, celui de la Santé et celui de l?Agriculture doivent être sollicités. Dans le cas de certaines marchandises, divers permis sont requis auprès de plusieurs ministères avant l?import et pour la livraison. Le rapport enjoint le ministère du Commerce de s?assurer que les marchandises importées répondent aux exigences de tous les ministères, afin d?éviter ces lourdeurs. Le rapport recommande par ailleurs la nécessité d?avoir un One Stop Shop.

Publicité