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Le PM met l?accent sur Ia compétitivité
Ils seront appelés à changer de travail plusieurs fois au cours de leur carrière. Idée à retenir de l?allocution de Navin Ramgoolam devant des élèves hier lors de la remise des prix du concours Mon Trésor Award, à Clos Saint-Louis, Domaine Les Pailles. Cinq projets avaient été retenus en vue du choix final.
Deux du collège du Saint-Esprit, un de chacune des institutions suivantes : le collège Saint-Joseph, le collège Lorette de Quatre-Bornes et le Queen Elizabeth College. Cette dernière a d?ailleurs remporté le deuxième prix, soit Rs 40 000. Le gagnant de l?édition 2006 de ce concours est une équipe du collège du Saint-Esprit, composée de Yannick Chan Chin Yuk, Ianesh Reddi Sitanna, Angidi Pillay Mauree et Abhinav Juddoo.
Navin Ramgoolam a raconté l?expérience vécue par un investisseur indien à Maurice. Ce dernier, dit son regret d?avoir choisi Maurice pour ses investissements. Les jeunes, qui ont été formés en Inde, ne veulent ni travailler les samedis, ni à des heures indues. Et s?ils travaillent à des heures tardives, le chief executive recevait des appels des parents.
En effet Navin Ramgoolam insiste sur le fait que «nobody owes us a living. Nous avons à changer si nous voulons que des investisseurs viennent à Maurice». Il rappelle que dans la région, Dubayy offre également des incitations très intéressantes pour les investisseurs.
Dans cette conjoncture, il fait appel pour un nouveau mindset, pour plus de «flexibilité et de mobilité». C?est pour cela que des réformes ont été entreprises par son gouvernement. «Elles sont difficiles, douloureuses mais nécessaires. Plus elles sont retardées, plus elles exigeront davantage d?efforts et de discipline».
Le thème du projet était de savoir comment Maurice peut surmonter les contraintes socio-économiques et être plus compétitif dans un monde globalisé. Le Premier ministre dit espérer que les jeunes vont comprendre les réformes engagées par le gouvernement.
Innovation et compétitivité
Navin Ramgoolam prend l?engagement auprès des jeunes de laisser un pays «moderne, compétitif, qui peut faire face l?avenir avec confiance». Le chef du gouvernement reconnaît la difficulté pour Maurice d?être compétitif ? Il insiste cependant sur l?innovation et le changement pour y parvenir.
Alors que beaucoup, dit-il, ne comprennent pas l?implication du démantèlement de l?Accord multifibre, cela voudra dire que nous «serons en compétition avec l?Inde, la Chine, le Bangladesh, qui ont une plus grande économie d?échelle et dont les coûts de production sont bien moins chers». Navin Ramgoolam rappelle que même sur le plan africain, Maurice n?est pas assez compétitif et cela, vis-à-vis le Soudan, le Swaziland.
Son intervention d?hier a aussi porté sur la fin du Protocole sucre qu?il avait lui-même évoqué en 1996. Il avait fait part de son inquiétude sur le sujet mais «certains avaient choisi de ne pas tenir en ligne de compte».
De plus, il a soutenu que bien que la globalisation ouvre de nouvelles opportunités, elle impose également de nouvelles règles du jeu. Et que Maurice doit les tenir en ligne de compte pour assurer sa réussite.
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