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Le petit opéré n'a pas survécu

16 décembre 2004, 00:00

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Malgré l?aide de technologies les plus avancées, il arrive que le corps médical ne puisse parfois atteindre ses objectifs. Tel le décès de cet enfant de quatre ans, plusieurs heures après une intervention très délicate la semaine dernière au Centre de chirurgie cardiaque de Pamplemousses.

Ce cas de malformation des artères du c?ur est considéré comme très rare. L?enfant avait d?abord été à Bangalore, en Inde, où les chirurgiens avaient renoncé à poursuivre l?intervention chirurgicale après l?ouverture de la cage thoracique.

Le petit malade est donc rentré à Maurice. Profitant alors de la présence de l?équipe du chirurgien suisse, le Pr Kalangos, une nouvelle opération à c?ur ouvert a été pratiquée.

Peu après l?intervention, le ministère de la Santé avait présenté le cas à la presse, comme une première mondiale.

Malheureusement, l?enfant est décédé plusieurs heures plus tard, suite à des hémorragies internes.

Le Centre ne baisse pas les bras

Le Dr Yacine Aggoun, cardiologue en pédiatrie de l?équipe du Pr Kalangos a déclaré que, dans sa longue expérience, il n?avait jamais vu une telle association d?anomalies : un seul ventricule au c?ur, ce qui empêche le poumon d?être alimenté en sang, et le sang provenant du poumon arrive au c?ur par des veines détournées.

Ce décès est certes cause de déception au ministère de la Santé. Mais le Centre de chirurgie cardiaque ne baisse pas les bras. Pour preuve, un autre cas, très difficile et très rare à Maurice, a été traité avec succès.

Il s?agissait d?une intervention très complexe : dissection de l?aorte ascendante et de l?arche aortique sur un enfant. Celui-ci a maintenant une vie normale et se porte de mieux en mieux.

Le ministère de la Santé communique un taux de réussite de 99% dans les 450 opérations annuelles à c?ur ouvert à Maurice. Sur le plan mondial, le taux de décès est de 3 % à 4 %, mais pour des interventions différentes, et parfois bien plus complexes.

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