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Le pavé dans la mare de Greg Rusedski
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Le pavé dans la mare de Greg Rusedski
?Cette histoire représente l?un des plus grands scandales du sport.? Contrôlé positif à la nandrolone le 23 juillet 2003 lors du tournoi d?Indianapolis, Greg Rusedski, a choisi, à l?image de son jeu, de se défendre en attaquant. Un temps muet sur son cas, l?Anglais s?est expliqué vendredi par l?intermédiaire d?un long communiqué adressé par ses avocats. Et selon le Britannique, le coupable dans cette affaire n?est autre que l?ATP.
Rusedski rapproche en effet son cas de celui de Bohdan Ulihrach, contrôlé positif à la même nandrolone le 3 octobre 2002, suspendu deux ans avant d?être blanchi par l?ATP. A l?époque, le cas du joueur tchèque avait fait couler beaucoup d?encre. D?août 2002 à mai 2003, l?ATP a en effet enregistré six autres cas de dopage à la nandrolone tandis que trente-six joueurs présentaient des taux anormalement élevés même si ceux-ci ne dépassaient pas la limite autorisée par le CIO.
<B>Même source de contamination</B>
Richard Young, expert reconnu dans la lutte contre le dopage mandaté par l?ATP, montra alors que tous les échantillons présentaient la même signature chimique. Ce qui tendait à faire penser que les joueurs avaient été contaminés par la même source probablement des compléments énergétiques.
Dans le même temps, l?ATP apprenait que ses kinésithérapeutes distribuaient aux joueurs des comprimés contenant des électrolytes pour compenser les pertes importantes de sodium et de chlorure pendant les matches. Ne pouvant prouver que les joueurs n?avaient pas été contaminés par ces comprimés, l?ATP décida de blanchir les joueurs incriminés.
Pour Rusedski, pas de doute, son cas vient s?ajouter à cette histoire. ?Sur les 120 meilleurs joueurs du circuit ATP, il y a maintenant 43 échantillons qui révèlent des taux de nandrolone élevés. Il n?y a pas d?explication à ça. Je suis l?un des 43?, affirme l?Anglais dans son communiqué.
Un raccourci probable mais que l?ATP entend démentir. L?association des joueurs professionnels affirme sur son site avoir stoppé depuis mai 2003 toute distribution de comprimés par ses kinésithérapeutes.
Depuis, seuls quatre nouveaux échantillons ont présenté des traces de nandrolone avec la même empreinte chimique que celle de l?affaire Ulihrach.
Trois cependant ne dépassaient pas la limite des 2.0 ng/ml fixée par le CIO. Rusedski pourrait être le quatrième. C?est ce que la commission de discipline de l?ATP essayera de savoir le 9 février à Montréal en écoutant les explications de Rusedski.
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