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Le Parti travailliste confrontéà la grogne des anciens
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Le Parti travailliste confrontéà la grogne des anciens
Le Parti travailliste (PTr) se réunit ce matin à l?auditorium Octave Wiehé pour le renouvellement de son état-major, à moins de 18 mois des élections générales. Ce parti concède avoir des problèmes pour caser tout le monde.
« Forts de notre récente victoire à Piton-Rivière-du-Rempart, nous sommes confrontés à un problème de places au sein de notre comité exécutif et de notre bureau politique. Tout parti qui veut progresser doit renouveler ses effectifs. C?est ce que j?ai essayé de faire comprendre à certains membres lors de notre réunion du bureau politique tenue mercredi. Mais certains ont du mal à accepter cette réalité. » Confidence de Navin Ramgoolam faite en fin de semaine.
Un problème de places
Cet engouement pour obtenir un siège dans les instances dirigeantes s?explique par le fait que nous ne sommes qu?à 18 mois des prochaines élections générales. Pour certains, être dans le giron immédiat du leader, c?est avoir déjà un pied dans l?étrier en prévision de la prochaine bataille électorale.
Le leader des rouges évite toutefois d?identifier ceux qu?il souhaiterait voir sur la touche. Certains renseignements dignes de foi donnent cependant à penser que des caciques comme Kailash Purryag ou encore ceux qui ne sont là que depuis quelques années, tel Jean-François Chaumière, pourraient être appelés à changer d?affectation.
Navin Ramgoolam concède toutefois l?existence d?une information selon laquelle l?actuel président, Jean-François Chaumière, pourrait céder cette fonction à Abu Kasenally. Il avance néanmoins que cette éventualité paraît incertaine dans la mesure où « Abu Kasenally est déjà secrétaire administratif ».
Pour ce qui est du rôle quelque peu effacé joué ces derniers temps par Kailash Purryag, le leader des rouges explique que ce dernier « a eu des ennuis de santé mais qu?il est toujours actif ».
Mais le Parti travailliste ne s?est jamais embarrassé avec le problème de places. Son comité exécutif qui ne comptait qu?une centaine de membres, il y a quelques années, en compte actuellement 150. Soixante d?entre eux sont désignés par les comités régionaux ? les Constituency Labour Party ? à raison de trois par circonscription et les autres sont choisis par la direction.
Selon Navin Ramgoolam tous ces comités régionaux n?ont pas le même rythme de travail. « Certains pas bien fonctionné », concède-t-il.
La fête du Travail en vue
Outre le renouvellement de son comité exécutif, ce parti revoit également ce matin la composition de son bureau politique. La direction ne prévoit aucune contestation pour les fonctions de leader ou de président. Les autres responsables seront désignés par consensus, explique Navin Ramgoolam. Cette instance comprend une trentaine de membres, la plupart d?entre eux sont désignés par le leader.
Trois candidats s?étaient affrontés pour le poste de président lors du dernier renouvellement de l?instance dirigeante en 2002. Jean-François Chaumière devait finalement l?emporter face à Moorthy Sunassee et Joseph Tsang Mang Kin.
Le congrès de ce matin sera aussi l?occasion pour le leader d?esquisser son plan de bataille en prévision des prochaines élections législatives prévues pour le deuxième semestre de 2005.
« L?essentiel c?est qui nous fine quitte logique électorale et nous fine rentre dans campagne électorale et nous attendons avec impatience ce que le leader aura à nous dire à ce congrès », explique le député Arvin Boolell. C?est dire combien l?allocution de Navin Ramgoolam sera décortiquée avec minutie par son entourage.
Selon la direction du PTr, le rassemblement de ce matin devra également donner un coup d?accélérateur à la campagne de mobilisation en vue du traditionnel rallye de la fête du Travail. Les Rouges ont, à ce jour, arrêté deux emplacements pour la tenue de ce meeting : la gare routière de Quatre-Bornes et la devanture de l?immeuble Emmanuel Anquetil à Port-Louis.
La direction est cependant réticente à divulguer les noms de ceux qui seront éventuellement appelés à défendre les couleurs du parti à la prochaine confrontation populaire. Mais pour nombre d?observateurs, le congrès de ce matin aura certainement des airs de primaire électorale.
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