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Le parcours du petit combattant

21 septembre 2006, 00:00

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James Labiche, est de l’attitude de certains receveurs d’autobus à l’égard des étudiants qui prennent l’autobus pour se rendre dans leurs collèges respectifs.

Il témoigne chaque jour de cet état de choses à la gare routière de Mahébourg lorsqu’il va déposer son fils Jemono qui fréquente le collège St Esprit, à Quatre-Bornes.

Selon cet habitant de Ville-Noire, certains receveurs n’hésitent pas à traiter de tous les noms les écoliers, les jeunes filles surtout qui sont sur cette gare pour aller à l’école. Il a même écrit une lettre en août dernier au commissaire de police, Ramanooj Gopalsing, pour parler de ce sérieux problème. “Les policiers viennent très rarement dans cet endroit pour mettre de l’ordre sur la desserte Mahebourg-Curepipe”, expique-t-il. “Nous vous serions reconnaissants d’envoyer sur place des officiers de police entre 7 et 8 heures pour protéger nos enfants”, est écrit dans la lettre.

Deosing Bandhoa, représentant du conseil de village de Rivière-des-Créoles, partage lui aussi l’avis que James Labiche. Il faut revoir complètement le mode de fonctionnement du service assuré par les autobus individuels. “Cette situation dure depuis de très longues années et empire de jour en jour. C’est un véritable parcours du combattant pour les écoliers et plus particulièrement les enfants qui ont à se déplacer d’une région à l’autre pour aller à l’école”.

<B>Changement</B>

Selon Deosing, les propriétaires d’autobus qui opèrent sur la desserte Flacq-Quatre-Sœurs-Deux-Frères-Bambous-Virieux-Mahébourg, ne mettent que deux ou trois autobus chaque matin à la disposition des usagers. “Comment voulez-vous que tout ce beau monde trouve place à bord de ces véhicules ?”, s’interroge le conseiller de ce village.

Pour arriver à l’heure, les écoliers, a-t-il observé, sont contraints de débourser pour voyager en taxi bien que le gouvernement ait décidé d’accorder le transport gratuit aux élèves.

Kritanand Padaruth, conseiller du village de Bois-des-Amourettes, chauffeur de profession, a une tout autre idée de la manière dont il faut poser le problème dans cette partie du littoral.

“Bien avant le transport gratuit, les conducteurs et les receveurs d’autobus n’hésitaient pas à remplir leurs autobus jusqu’à ras bord. Histoire peut-être de se faire un peu plus d’argent. Depuis, la situation a changé complètement. Ils travaillent selon la loi et selon les sièges assis disponibles. Ce faisant, ils laissent parfois au bord de la route ceux qu’ils ne peuvent prendre. D’où le refoulement des passagers, y compris des étudiants à certaines heures de pointe”.

Ce problème de transport ne se pose pas que pour les élèves du sud-est du pays mais un peu partout dans la région de Savanne.

Il y a deux semaines, une trentaine d’écoliers dans la région de Surinam, Riambel et Souillac ont parlé de leur calvaire pour arriver en classe. Alors que les classes commencent à 8 h 15, nombreux sont les élèves qui sont toujours sur l’arrêt d’autobus à 8 h 30. Et ceci malgré le fait que la plupart d’entre eux se réveillent à 6 h 45. Les conducteurs et les receveurs expliquent qu’ils ne peuvent prendre des passagers en surnombre car ils sont passibles de sanctions en cas d’accident. Certains élèves disent qu’il arrive que les autobus passent devant eux sans s’arrêter.

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