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Le Père Noël préfère O?Neal
Pour son retour à Los Angeles, Shaquille O'Neal s'est offert le plus beau des cadeaux de Noël, en dominant, samedi, au Staples Center, sous le maillot du Miami Heat, les Lakers de son ex-équipier et ennemi juré Kobe Bryant.
Cette première confrontation entre les deux équipes depuis le transfert cet été du ?Shaq? en Floride, s'est achevée au terme d'une prolongation sous haute tension, qui a vu Miami sortir finalement vainqueur 104-102.
Bryant a pourtant fait le maximum pour empêcher l'affront en marquant 42 points, mais il manquait un tir à trois points crucial en fin de rencontre. ?Je savais que la ballon n'allait pas rentrer?, commentait avec gourmandise O'Neal, auteur d'une performance solide (24 points, 11 rebonds) et épaulé une nouvelle fois par un Dwyane Wade de gala (29 points, 10 passes décisives). Après coup, les amis de huit ans ont tout fait pour minimiser leurs retrouvailles. ?Ce n'était qu'un match comme les autres. J'ai fait comme d'habitude. Je ne voulais pas me laisser influencer par toutes ces bêtises?, assurait O'Neal.
<B>Retrouvailles apaisées</B>
Mais au-delà de l'enjeu sportif et comptable (Miami affiche désormais 22 victoires pour 7 défaites, les Lakers 14-12), la tension entre les deux divas aux ego surdéveloppés était perceptible sur le parquet. Pour la première possession du match, Bryant pénétrait d'ailleurs tout de suite dans la raquette pour aller défier le ?Shaq? (un mur de 2,16 m pour 154 kg) et... se récolter un contre ravageur. Sur le même mode, la dernière action du match de O'Neal a été une ultime faute sur Bryant qui lui a valu d'être éliminé à deux minutes de la fin du temps réglementaire. Quelques petits détails qui confirmaient que les relations entre les deux vedettes, qui avaient viré à l'exécrable aux Lakers, étaient encore très loin d'un retour à la normale.
Un peu plus d'un mois après le pugilat de la honte entre joueurs des Pacers et fans des Pistons, Detroit a pour sa part remporté le match de retrouvailles tant attendu face à Indiana (98-93).
L'heure était donc à l'apaisement samedi malgré la présence de trente agents de la sécurité supplémentaires. Au soulagement aussi, après un match au cours duquel le champion NBA en titre a logiquement emporté le morceau. ?Je suis content qu'on ait gagné, je suis content que ce soit fini. Maintenant nous pouvons tous rejoindre nos familles pour fêter Noël?, a résumé l'entraîneur de Detroit Larry Brown.
Même son de cloche auprès d'un des principaux acteurs de la rixe du 19 novembre, Jermaine O'Neal, qui a pu participer in extremis au match après une réduction de sa suspension de 25 à 15 matches.
?J'aime cet Etat, il possède des supporters de basket fantastiques?, a commenté O'Neal, ovationné par la salle malgré un début de match catastrophique (1 sur 7 au tir). ?Je n'ai commencé à me sentir à l'aise qu'en deuxième période. Les supporters m'ont aidé... la manière dont ils m'ont encouragé était incroyable?.
Le retour de Jermaine O'Neal, crédité de 21 unités, n'a pas été suffisant aux Pacers pour l'emporter sur leur parquet face à une équipe de Detroit, qui a signé une impressionnante partition collective (5 joueurs à plus de 13 points). Pendant ce temps, deux joueurs des Pacers, Ron Artest, considéré comme le principal responsable, et Stephen Jackson continuaient à purger leur suspension de respectivement 72 et 30 matches.
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