Publicité

Le Mauritius Labour Congress s?inquiète du sort des salariés

29 décembre 2005, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

La nouvelle année qui pointe le bout de son nez préoccupe le Mauritius Labour Congress (MLC). La raison : la conjoncture économique difficile notamment la hausse des prix du carburant. ?Le risque de l?émergence d?une tension sociale est sans précédent car 2006 sera marquée par une escalade d?augmentation de prix. La hausse du prix du carburant entraînera dans son sillage l?augmentation des tarifs de l?électricité, de l?eau, du ticket d?autobus?, a déclaré hier Cassam Kureeman, lors d?une conférence de presse sur le souhait du MLC pour 2006.

La centrale syndicale qui représente 40 000 travailleurs répartis dans divers secteurs du pays affirme que la situation sera difficile pour les salariés. Pour le MLC, seul un contrôle de prix rigoureux sur les denrées de base pourrait sortir les salariés du ?pétrin? qui les attend. ?La hausse du coût de la vie pourra entraîner le pays dans une explosion sociale si le gouvernement ne vient de l?avant avec un mécanisme de contrôle de prix. Nous ne souhaitons pas que les importateurs contrôlent l?hôtel du gouvernement.?

Le MLC, par la voix de Nurdeo Luchmunroy, se dit aussi inquiet du sort des travailleurs de l?industrie sucrière avec la baisse annoncée du prix du sucre sur le marché mondial. Le syndicaliste affirme ne pas comprendre pourquoi l?industrie sucrière a ?ciblé? seulement le coût de main-d??uvre dans le cadre de la réforme de ce secteur.

?Notre souhait maintenant est que l?industrie sucrière vienne avec un nouveau package pour compenser les travailleurs. Nous réclamons une pension mensuelle de deux tiers par année de service en cas de nouveau dégraissage?, déclare le syndicaliste. Il réclame ainsi une réunion urgente avec le ministre de l?Agro-industrie, Arvin Boolell.

Le MLC souhaite voir en 2006, la réalisation de projets et promesses électorales notamment le remplacement de l?Industrial Relations Act (Ira), la distribution de 1 % d?actions aux employés de Mauritius Telecom, la mise sur pied d?un mode de transport alternatif et le rétablissement de la loi sur la sécurité.

La centrale syndicale veut aussi être représentée dans plusieurs conseils d?administration notamment celui de la Local Government Service Commission, de la Public Service Commission, du Central Whitley Council et au National Aids Committee. Cassam Kureeman fait ressortir que le MLC est la seule centrale à n?avoir pas été nommée dans des conseils d?administration.

Publicité