Publicité

Le livre Richardson se referme

7 février 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Blessé contre la Croatie, samedi en demi-finale du championnat du monde de hand, le Réunionnais Jackson Richardson a dû quitté l'équipe de France un peu plus tôt que prévu. Drôle de caprice du destin pour les adieux en Bleu du plus grand handballeur de l?histoire tricolore?

Et maintenant Jackson ? Même s?il va continuer sa carrière en club avec Pampelune, sa Réunion natale va forcément lui manquer. En effet, tout chez lui rappelle son île. La musique de Baster et de Ziskakan, le satellite qui capte RFO-Sat, les bouteilles de rhum arrangé, jusqu'à son chien qu'il a baptisé Cafrine.

Et dire que lorsque Jackson étrenna sa première sélection chez les Bleus, en 1990, il n'est pas souvent titulaire, ni même retenu ! Ce n'est vraiment qu'en 1992 qu'il fait son trou et s'imposera comme un élément indispensable du système de jeu français.

L?aventure bleu commence aux Jeux de Barcelone en 1992 où les futurs ?Bronzés? prennent la 3e place. En 1995, Black Jack et les Barjots remportent le titre suprême et entrent dans l'histoire du sport comme le premier sport collectif français sacré champion du monde. Dans la foulée, le Réunionnais est élu meilleur joueur du monde. Le point culminant de sa carrière.

Mais hier, c'est donc privés de leur capitaine emblématique que les hommes de Claude Onesta ont arraché à la Tunisie la troisième place du championnat du monde. Ils avaient rêvé de l'or, il se sont battus pour le bronze. Pour Jackson...

Après un début de match désespérant, l'équipe de France a ainsi décroché hier le bronze en battant la Tunisie, pays organisateur, 26-25 (10-14 à la mi-temps).

Pour sa part, la Tunisie a manqué une énorme occasion de remporter une première médaille dans une compétition majeure alors que la Croatie, championne du monde en titre, réussissait, elle, en fin d'après-midi à devenir la première équipe depuis la Roumanie en 1974 à conserver son bien, en finale contre l'Espagne (lire ci-contre).

Sans idée, sans jus pendant 20 minutes, l'équipe de France a failli sombrer dans une ambiance délirante puis délétère. Devant des supporters déchaînés, les Tunisiens ont pris à la gorge des Bleus apathiques au lendemain de leur défaite 32-35 en demi-finale contre les champions en titre croates.

<B>Immense carrière</B>

Menés de sept points à la 20e minute, les hommes de Claude Onesta ont vite semblé incapables d'offrir à leur capitaine blessé, Jackson Richardson, un adieu digne de son immense carrière.

Touché à l'épaule, celui qui fut élu meilleur joueur du monde, devait également être touché au coeur par le manque d'agressivité de son équipe.

Mais passé l'orage du début de partie, les Bleus revenaient, dans le sillage d'un bon Mickaël Guigou, à quatre longueurs des Tunisiens à la pause. Au retour des vestiaires, une belle série d'arrêts de Thierry Omeyer permettait à la France de se rapprocher à deux points. Avec une défense retrouvée, les Français étouffaient leurs adversaires et revenaient à leur hauteur à la 50e minute malgré une multitude d'agressions tunisiennes.

Les mauvais gestes tunisiens se multipliaient et l'équipe de Sead Hasafenendic écopait de trois cartons rouges. Le pivot Issam Tej, remarquable pendant tout le tournoi, se rendait même coupable d'un tacle sur Guillaume Gille. Il donnait ensuite, pour une nouvelle charge pleine de violence, le penalty de la victoire à Joël Abati. Un dernier titre offert à Jackson, comme une ultime offrande au capitaine emblématique, symbole de la réussite du hand français depuis 10 ans.

Publicité