Publicité
Le JEC veut promouvoir les réformes auprès de la population
Par
Partager cet article
Le JEC veut promouvoir les réformes auprès de la population
Maintenir le cap des réformes malgré les difficultés et les résistances. Le pays ne peut se permettre de tergiverser sur les grands axes de la restructuration économique dont la dérégulation, l’intégration et l’ouverture. Le Joint Economic Council (JEC), la principale organisation des opérateurs, veut amener le débat plus près des préoccupations des entrepreneurs et des citoyens en général pour mieux éclaircir les enjeux.
Il est vital que tous les partenaires sociaux comprennent les enjeux économiques de l’heure et apprécient la nécessité d’engager des réformes profondes, soutient le JEC. Ce dernier se dit interpellé par les réactions hostiles au budget et aux changements structurels proposés par le gouvernement. Les contraintes liées à la mise en place des réformes et les résistances aux changements ne doivent pas pousser les autorités à retarder les échéances.
“Les gens ne doivent pas perdre de vue la dimension globale des réformes. Celles-ci visent à améliorer la compétitivité de l’économie, encourager les investissements et développer une plate-forme d’affaires intégrée”, explique Raj Makoond, directeur du JEC.
Mais le chantier de la restructuration est tellement vaste que les difficultés de mise en œuvre sont inévitables. Certains acquis sont remis en question, et cela provoque des remous dans divers milieux. Le JEC insiste que ce ne sont pas seulement les salariés et les consommateurs qui sont pénalisés par certaines de ces mesures. Beaucoup d’industries ressentent mal les implications du budget, du moins dans le court terme.
A titre d’exemple, l’intégration dans la zone franche et hors de la zone franche ne se fait pas sans heurts. Les sociétés de l’Export Processing Zone (EPZ) devront dorénavant s’acquitter de la taxe à valeur ajoutée à l’importation des matières premières au même titre que leurs homologues du secteur manufacturier hors zone franche. Ce changement risque fort de provoquer d’importants problèmes de cash-flow au sein des entreprises EPZ.
Par ailleurs, la simplification de l’impôt apporte son lot de mauvaises nouvelles aux prestataires de produits financiers. L’enlèvement des abattements fiscaux sur les primes d’assurance et les contributions aux pensions enlève un argument de vente de taille pour les maisons d’assurances et de pension.
“Le nouveau modèle économique exige que nous délaissions nos zones de confort. La protection n’a pas encouragé les industries à se développer”, argue Jacques de Navacelle, président du JEC.
<B>Un cadre régulateur transparent et fort</B>
Le succès de la réforme est également tributaire du rôle que l’Etat se donne par rapport au marché, insiste le JEC. Certaines pratiques et comportements de l’Etat ne sont pas compatibles au nouveau paradigme économique qui émerge. Le contrôle des prix et l’existence d’agences telles la State Trading Corporation ne correspondent pas à la volonté de déréglementation et d’ouverture prônée par le gouvernement, disent nos interlocuteurs.
“Le contrôle des prix ne fait pas baisser les prix. Bien au contraire, cette pratique décourage les nouveaux opérateurs à entrer dans le marché. Cela ne favorise pas la concurrence”, affirme Jacques de Navacelle.
Le rôle de l’Etat est de mettre en place un cadre régulateur transparent, fort et indépendant pour veiller que la compétition fonctionne pour le bien-être des consommateurs.
D’autre part, la réalisation des réformes dépend d’un service public efficace. “Si une entreprise n’est pas performante, elle meurt. Le service public doit avoir le même sens de responsabilité que les entreprises privées”, souligne le président du JEC.
Publicité
Publicité
Les plus récents