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Le gentil showman
Venu à Maurice pour « se frayer un chemin jusqu?en finale », le Français Eyal Bensimon a décroché un « bien joli bonus » : le titre !
Engagé dans le tableau des moins de treize ans, où son compatriote Jérémy Corbière paraissait taillé sur mesure pour jouer les premiers rôles, le petit Toulousain, tantôt avec hargne, tantôt avec passion, s?est donné les moyens de renverser les pronostics.
Cela au terme de quatre belles victoires. D?abord contre les Réunionnais Teyssèdre et Youn Tong, ensuite contre le favori Corbière, puis, pour finir, contre le Sud-Africain Thompson, après une superbe finale en trois sets, 6-0, 3-6, 6-3.
« C?est fantastique ce qui se passe. Je ne réalise pas encore que j?ai gagné. Je suis sur un nuage », s?exclamait Eyal Bensimon à sa sortie du court samedi dernier. Il livra dans la foulée une analyse des plus lucides de sa finale. « J?ai fait un match en deux temps. Au premier, j?ai infligé à Thompson un 6-0 qui m?a surpris, qui ne reflétait pas son niveau. Du coup, je me suis méfié de sa réaction. A juste titre d?ailleurs. Il a remporté la seconde manche. »
S?il a finalement gagné, c?est parce qu?il était « mentalement plus fort que Thompson », lors de la manche décisive. « Je me battais sur toutes les balles. J?en voulais plus que lui. Michael, lui, était cuit », enchaîne le petit Eyal.
Un tantinet arrogant et showman quand il joue, le lauréat U-13 projette l?image du bon petit garçon hors des courts. Même si, dans le fond, il reste un fils à papa.
« Mon papa, je lui dois tout. Il n?a de cesse de m?encourager. Il était très fort. D?ailleurs, il jouait à moins deux en son temps. C?est lui qui m?a initié au tennis. Ce titre, il lui appartient plus qu?à moi », reconnaît le petit Eyal, pressé de retrouver sa Toulouse natale, aussi appelé la ville rose, là où le rugby et le football sont rois. « J?aime bien ces deux sports, mais ma passion, c?est le tennis », enchaîne Eyal, qui espère intégrer un jour le cercle très fermé des dix meilleurs joueurs français, comme Clément, Grosjean ou Escudé.
« Ça ne va pas être facile, je sais. Mais je suis convaincu que c?est tout à fait faisable. Il suffit d?y croire. Sinon, ce n?est pas la peine de se donner tout ce mal », poursuit le petit Bensimon avec une étonnante lucidité.
Il veut toutefois « étoffer davantage son jeu » avant de revendiquer une place dans le gotha du tennis français. « Si mon coup droit me convient, je dois travailler mon revers et mon service, qui manquent de puissance », conclut-il.
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