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?Le festival gay ne va pas plaire à tout le monde?

26 mai 2007, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Comment vous est venue l?idée de participer à ce festival gay et lesbien ?

Depuis ces 18 dernières années, j??uvre pour la promotion des festivals du film LGBT (Lesbien, Gay, Bisexuel et Transgenre). J?ai participé au festival de Toronto, d?Ottawa, de Tokyo, de Bangkok, de San Francisco, entre autres.

Quand j?ai lu dans le Washington Post qu?en juin 2006 une gay pride s?est tenue à Maurice, je me suis dit qu?un festival de film gay dans cette partie du monde serait une très bonne chose. Cela m?a pris trois semaines avant de pouvoir trouver sur internet un contact à Arc-en-Ciel. Je veux aider cette association.

Que ressentez-vous à l?idée de participer à ce festival à Maurice ?

C?est un véritable plaisir pour moi d?être présent chez vous. Mais je me doute que ce genre de festival ne va pas plaire à tout le monde.

Avez-vous rencontré des difficultés pour venir à Maurice ?

Le coût du billet est très cher et je n?ai pas eu de sponsor mauricien. Comme mes films seront projetés à Maurice j?ai pu obtenir une aide du Conseil des Arts du Canada. Cette aide financière m?a permis de me déplacer jusqu?à chez vous.

Le festival gay est-il vraiment un genre unique ?

Absolument. Le cinéma LGBT a évolué pendant deux décennies pour devenir un genre unique.

Au début les réalisateurs ont eu beaucoup de mal à faire accepter leur art. Mais les films comme La cage aux folles ou Brokeback Mountain sont venus donner un coup de pouce.

Les distributeurs et producteurs savent qu?ils peuvent investir et faire de l?argent car ce genre de cinéma attire un large public car il est unique.

«Quelle que soit l?identité sexuelle d?un individu, s?il veut participer à ce genre d?événement, il sera accueilli chaleureusement.»

Les films gays ont souvent mauvaise réputation. Ce genre de festival vient-il démontrer le contraire ?

Est-ce que les films gays ont vraiment mauvaise réputation comparés à des blockbusters hollywoodiens qui abondent en sexe et violence ?

Les films gays montrent souvent la vraie vie. L?homophobie est souvent au centre des films gays. L?idéal serait de n?avoir pas besoin de démontrer le contraire.

Est-ce qu?il faut être gay pour s?impliquer dans ce genre de festival ?

Les homosexuels ont souvent été mis à l?écart. Ils ont été marginalisés. Ils souffrent de discriminations.

A notre tour, nous n?allons pas fermer la porte aux autres. Quelle que soit l?identité sexuelle d?un individu, s?il veut participer à ce genre d?événement, il sera accueilli chaleureusement.

La société progressera à la seule condition que tout le monde s?y mette.

Est-ce que ce genre d?événement aide à faire avancer les mentalités ?

Ce qu?il y a de merveilleux dans le cinéma, c?est qu?il peut divertir mais aussi éduquer. Ceux qui sont déterminés à rester sur leurs positions ne changeront jamais leur point de vue sur les gays.

Mais ce genre de festival permet à ceux qui ont l?esprit ouvert de voir autrement les homosexuels.

Pouvons-nous nous attendre à un autre festival gay à Maurice l?année prochaine ?

Je l?espère. Je sais que cela dépendra dans une large mesure de l?accueil fait à ce festival-ci. Je suis prêt à collaborer avec l?association Arc-en-Ciel de nouveau si elle le désire.

Anick Sandian et Jason Lafolle : au coeur du Festival LGBT

Depuis leur premier engagement pour l?association Prévention Lutte Information contrele sida, grâce à leur court-métrage Juste quelqu?un de bien, Anick Sandian et Jason Lafolle pousuivent sur la voie de l?engagement par le biais de l?image.

Backseat, leur court-métrage de dix minutes réalisé dans le cadre du festival LGBT, est la seule production mauricienne à l?honneur.

Elle sera présentée en clôture du festival, le vendredi 1er juin. Cette histoire de quête identitaire dont l?action principale se déroule sur le siège arrière d?un taxi, lève le voile sur certaines réalités de la communauté LGBT chez nous.

PROGRAMME

28 mai

-Thick Lips Thin lips, de Paul Lee, Canada

-Summer, de Hong Khaou, Angleterre

-Open de David O?Brien, Canada,

-The Offering, de Paul Lee

-Makbul, the Favoured One, de Huseyin Karagoz, Turquie

-The Milkman, de Ken Takahashi, Canada

-Juste un peu de réconfort, de Armand Lameloise, France

29 mai

-Meep meep !, de Jenni Olson, USA

-Blue Diary, Jenni Olson, USA

-Sometimes, Jenni Olson

-Below the Belt, de Jenni Olson, USA

-Thank God i?m lesbian, de Dominique Cardona et Laurie Colbert, Canada, France

-Finn?s Girl, de Dominique Cardona et Laurie Colbert, Canada, France

-Gueule de princesse, Pepita Mars, France

-The Goddess Method, de Pinam Swhney, Canada

30 mai

Les temps de l?innocence

-Innocent, de Simon Chung, Canada Hong Kong

-Gulabi aaina, the Pink Mirror, Sridhar Rangayan Inde

31 mai

  • Bomgay, de Riyad Vinci Wadia, Inde

  • Happy Hookers, Ashish Sawhny, Inde

  • Des vacances à l?île Maurice, de Pierre Primetens, France

1er juin

Méli-mélo

  • Les couilles de mon chat, de Didier Bénureau, France,

  • The Shoes Weren?t Made for Walking De Paul Lee

  • Un camion en réparation, Arnaud Simon, France

  • Backseat de Annick Sandian et Jason Lafolle, Maurice

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