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Le DPP raye l?accusation contrel?ex-attaché de presse de Bachoo
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Le DPP raye l?accusation contrel?ex-attaché de presse de Bachoo
Les désaveux s?accumulent pour l?Independent Commission against Corruption (ICAC). Le Directeur des poursuites publiques a rayé hier, au tribunal de Flacq, la charge provisoire de corruption pesant contre Sudhir Maudhoo, l?ancien attaché de presse du ministre des Infrastructures publiques, Anil Bachoo.
A son entrée à l?Hôtel du gouvernement, Sudhir Maudhoo est souriant. Il affiche la sérénité. Voilà dix mois qu?il a quitté ses bureaux, au 4e étage, car il était accusé d?avoir touché un pot-de-vin de Rs 10 000 en décembre 1995 contre l?obtention d?un permis de taxi.
C?est d?ailleurs dans ces mêmes locaux qu?il est arrêté par les enquêteurs de la commission anti-corruption le jeudi 10 octobre 2002. Traduit au tribunal de Flacq, il est relâché après avoir fourni une caution de Rs 10 000 et une reconnaissance de dettes de Rs 10 000. Il soumet sa démission peu après.
?ICAC : un doigt dans l?oeil?
Meurtri, Sudhir Maudhoo prend de l?emploi dans une entreprise de textile, à Nouvelle-France. Entre-temps, son nouvel homme de loi, Me Gavin Glover, entame les démarches légales pour rayer l?accusation qui pèse conte lui. Il dépose, à cet effet, le 28 mai 2003, une motion pour vice de procédure de la part de l?ICAC.
?La Prevention of Corruption Act, loi menant à la création de l?ICAC, est entrée en vigueur en mai 2002. Or, la commission a enquêté sur un délit allégué qui remonte à décembre 1995. La motion est fixée. Le Parquet demande le renvoi à deux reprises. Et ce matin (NdlR: hier), le bureau du DPP m?informe que la poursuite raye la charge contre mon client. Une fois de plus, l?ICAC s?est foutu un doigt dans l??il?, souligne Me Gavin Glover.
?Mauvaise expérience?
D?emblée, Sudhir Maudhoo, déplore la ?perception? du grand public, à l?issue de son inculpation provisoire. Son chemin de croix de dix mois, il l?effectue avec le soutien de ses amis et proches. La période susmentionnée a été une ?mauvaise expérience?. Désormais, exonéré de tout blâme, il se dit un homme ?libre?. Il n?empêche que ?la politique à Maurice, c?est comme ça?.
A quand son retour au ministère des Infrastructures publiques ? ?Ce ne sera pas de sitôt?, dit-il, installé au coin-accueil du même ministère, au 4e étage de la Government House. Sa présence en ces lieux a pour but de rencontrer ses amis et assister aux débats sur les amendements constitutionnels.
Et maintenant, souligne Sudhir Maudhoo, la donne n?est plus la même, avec l?arsenal juridique. Un conseiller, souligne-t-il, a pour attributions d?être à la disposition du public, les aider. ?Imaginez qu?un père de famille, aux revenus modestes, sollicite le député de son endroit, de surcroît ministre, pour que la Central Electricity Board installe deux pylônes pour assurer la fourniture électrique dans sa nouvelle maison. Le fait qu?un conseiller adresse une correspondance aux autorités concernées, dans les termes usuels, peut être interprété comme étant un trafic d?influence?, note Sudhir Maudhoo.
Qu?en est-il des accusateurs ? A cette question, Sudhir Maudhoo dit s?en remettre à la justice. Il leur réclame des dommages totalisant Rs 5 millions en Cour suprême.
C?est à la fin d?août 2002 que Rashid Gopaul, menant une association des chauffeurs de taxi de l?Est, et de son homme de loi, Me Rama Valayden, montent au créneau dans cette affaire. Dans des dépositions à l?ICAC, ils allèguent que Sudhir Maudhoo et un autre proche du ministre Anil Bachoo auraient pris de l?argent pour octroyer, en contrepartie, des patentes de taxi. La trame se défile fin 1995, marquée par les élections générales.
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