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Le dispensaire a fait son temps
Les membres du comité de santé de Beaux-Songes sont catégoriques. Le dispensaire de leur village est devenu trop petit pour une population de 3 000 personnes venant de Xavier et de Cascavelle, deux villages voisins. Quelque 70 patients viennent à ce centre de santé trois fois par semaine pour se faire soigner. Le comité a envoyé une lettre au ministère de la Santé pour améliorer la situation.
L’ambiance est toujours la même au centre de santé de Beaux-Songes les mardis, les jeudis et les samedis, les trois jours pendant lesquels un médecin est de service. France Typhis, membre du comité de la santé, constate que les patients n’ont aucun endroit pour s’asseoir, exception faite de deux bancs placés dans une petite pièce.
“Les malades attendent dans la cour sans aucun abri pour se protéger du soleil. C’est chagrinant de voir des femmes enceintes rester debout. Le problème est pire en hiver. Des bébés malades sont dans les bras de leur mère qui attendent longtemps”, déclare France. De plus, dit-il, la cour du dispensaire n’est pas assez spacieuse.
Le dispensaire, casé dans un bâtiment de quatre pièces, est un don du Rotary club offert à la communauté en 1987. Des habitants s’étaient portés volontaires pour sa construction.
L’accroissement de la population pendant ces dernières années a fait que la salle d’attente ne peut accueillir qu’une quinzaine de personnes. “La pharmacie doit aussi être agrandie”, déclare de son côté Gérard Suntah, un autre membre du comité.
<B>Propension à l’hypertension</B>
Le comité a envoyé des lettres au ministère de la Santé et à plusieurs firmes de la région pour solliciter leur aide. Il demande au promoteur d’un morcellement à Beaux-Songes de leur céder une portion de terre pour la construction d’un nouveau centre de santé. “Il y aura plus d’habitants dans la localité avec ce nouveau morcellement. Le promoteur pourrait nous donner un lopin de terre pour un dispensaire plus grand. Ce serait bénéfique, pour eux, comme pour nous”, affirme France Typhis.
Dans leur lettre, les membres du comité souhaitent que les firmes privés leur fassent don d’un téléviseur, d’une vidéo et d’autres équipements afin qu’ils puissent mener une campagne de sensibilisation auprès des habitants pour une bonne alimentation. “Selon un récent sondage dans le village, il y a environ 200 personnes qui souffrent d’hypertension et du diabète ”, constate France.
D’autre part, le comité de la santé réclame une infirmière à plein temps au dispensaire. Les femmes sont souvent pénalisées quand elles se rendent au centre de santé. “Une infirmière n’est là qu’occasionnellement. Quand c’est une femme qui vient se faire ausculter, un proche doit l’accompagner”, ajoute pour sa part Gérard Suntah.
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