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Le constable Bhunjun, victime de sa dépression
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Le constable Bhunjun, victime de sa dépression
Certains problèmes de santé poussent parfois à des extrémités. Le policier Gowkarun Bhunjun, qui s?est tiré une balle dans la tête avec son arme de service mardi dernier, était un homme dépressif qui était régulièrement suivi à l?hôpital psychiatrique Brown-Séquard.
Ce n?était pas un secret pour le service médical de la police que le constable avait souffert d?une dépression il y a au moins dix ans. Sous traitement, il semblait avoir surmonté cette épreuve. Jusqu?à ce qu?il fasse une rechute au début de l?année, à cause de problèmes familiaux. En février, il avait même passé une semaine à l?hôpital Brown-Séquard.
« La responsabilité de ses supérieurs hiérarchiques et des médecins de la police sont en jeu. On n?aurait pas dû lui donner une arme », déplore un médecin de la police. « Les chefs doivent obligatoirement veiller à ce qu?un homme soit apte à porter une arme. S?il a un problème d?ordre psychologique, s?il est alcoolique ou s?il a mauvais caractère, il peut être un danger pour autrui », explique un inspecteur.
« Au lieu de se tirer une balle dans la tête, un autre aurait peut-être fait feu sur des collègues », affirme, quant à lui, un enquêteur de la Criminal Investigation Division de la région portlouisienne. Quoi qu?il en soit, nul ne sait à ce stade pourquoi le constable Bhunjun a pointé son arme sur sa tempe avant de faire feu. Ses proches, à Lallmatie, parlent en effet « d?un homme sans histoires », mais il doit bien y avoir une raison qui explique ce drame.
Mardi, comme il le faisait depuis plusieurs années, le constable avait gagné son poste au Bulk Sugar Terminal des Salines. Il surveillait l?entrée principale du « vrac » lorsque ses collègues ont entendu une détonation.
Il était un peu moins de six heures et ils l?ont retrouvé, gisant dans une mare de sang avec son revolver à ses côtés. Admis au service des soins intensifs de l?hôpital du Nord, il est maintenant entre la vie et la mort, placé sous assistance respiratoire.
« Aster tu dan lame bondie », sanglote un proche. Gowkarun Bhunjun pourrait en effet emporter son secret dans la tombe. Ce père de deux enfants a très peu de chances de s?en sortir. Une enquête a été ouverte pour situer les responsabilités dans cette triste affaire.
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