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Le come-back de Ramgoolam

8 octobre 2006, 00:00

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Navin Ramgoolam le constate : « Nous avons peut-être eu une faiblesse dans notre communication. » Il faut donc rattraper le retard. C?est ce qu?il s?est évertué à faire durant une conférence de presse hier. Depuis le budget, la pilule de la réforme économique peine à passer auprès du grand public. Ramgoolam se fait donc agent du service après-vente.

Il faut d?abord rassurer. « Certains passent par un moment difficile. Je sympathise avec eux. C?est malheureux, mais inévitable ». Et il assure que la population doit penser d?abord au pays par ces temps de transition économique. Du coup, Ramgoolam précise que l?État n?en a pas oublié les couches les plus défavorisées. Chiffres à l?appui, il veut démontrer que 72 000 familles bénéficieront d?aides sociales diverses. « De quoi compenser largement ce qu?elles auront perdu par ailleurs avec l?abolition des subventions sur le riz et la farine. »

Cherchant à rétablir l?image d?un gouvernement social, Ramgoolam précise également que l?action de l?Empowerment Programme portera bientôt ses fruits.

« Environ 2 000 à 3 000 arpents de terre seront acquis. Et nous y construirons des logements sociaux qui vont bénéficier à 20 000 familles. Plus de 19 000 familles actuellement locataires de la Central Housing Authority deviendront propriétaires ».

<B>La population appelée au sacrifice</B>

En attendant la population est appelée au sacrifice. La National Residential Property Tax est douloureuse et « manque un peu de fairness » ? Ramgoolam promet que le comité qui réétudiera ses modalités essaiera de proposer des solutions « fair et équitables. » Autres réalités difficiles à encaisser : les hausses successives du carburant ou du gaz. « Si le public devait payer le gaz au prix du marché, la bonbonne de 12 kg coûterait Rs 457 ». Ramgoolam explique, dans la foulée, que la gestion rigoureuse dans ce domaine a permis de faire chuter la dette de la STC de Rs 2 milliards à Rs 800 millions.

Il en profite pour égrener les premiers résultats de l?action gouvernementale. Comme les Rs 2 milliards d?investissement direct étranger que le pays a enregistré depuis début 2006, le taux de croissance de 6,4 % de nos arrivées touristiques, les 918 permis de développement délivrés dans le secteur ou encore les 7 200 créations d?emplois enregistrées cette année. Ce qui permettra au taux du chômage de « baisser pour la première fois depuis 1991 ».

Mais il n?y a pas que l?action locale qui compte. La diplomatie économique est aussi très importante selon Ramgoolam. Qui remarque « qu?on ne semble pas trop comprendre l?importance de la promotion et la défense des intérêts de Maurice dans les forums internationaux ». Comme le sommet des pays non-alignés, l?Assemblée générale des Nations unies, la réunion de Clinton Global Initiative ou encore le sommet de la francophonie, auxquels Ramgoolam a participé durant les dernières semaines.

Il y a d?ailleurs rencontré de nombreux chefs d?État dont Manmohan Singh, Hugo Chavez, Jacques Chirac ou encore le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, qui ont tous promis de faire avancer d?une manière ou d?une autre la cause mauricienne.

<B>Le PM à Calebasses</B>

Après sa conférence de presse, Navin Ramgoolam s?est rendu à Calebasses, dans le cadre de la célébration de la journée Inter-nationale des Personnes âgées, « Nous faisons face à certaines difficultés économiques et nous faisons des sacrifices. Le plus important c?est de savoir que c?est le progrès du pays qui doit primer. Je vous assure que nous aurons des résultats plus que bénéfiques pour le pays », a exhorté Navin Ramgoolam. Il a expliqué la série de hausses « inévitables dans la présente conjoncture ». Très décontracté, il a bavardé de longues minutes avec une foule de partisans de sa circonscription. Il leur a expliqué son projet de construire un centre administratif polyvalent (sécurité sociale, bureau de poste, guichets de la CWA, CEB et d?autres services) pour être plus proche des villageois. Il est reparti non sans avoir partagé une tasse de thé avec les habitants de Calebasses.

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