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Le colonel Bacar accepte l?éventualité d?être remplacé

9 mai 2007, 20:00

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L?homme fort de l?île comorienne autonome d?Anjouan, Mohamed Bacar, qui refusait jusqu?à présent de quitter son poste de président s?est dit prêt à accepter un remplaçant dans certaines conditions, et a affirmé à l?AFP son attachement aux Comores, à un mois d?un scrutin important.

Le 27 avril, la Cour constitutionnelle de l?Union avait constaté l?expiration du mandat du colonel Bacar, ce que ne conteste pas l?intéressé.

Dans la foulée, le pouvoir fédéral avait nommé un remplaçant à la tête d?Anjouan, mais le gouvernement de l?île avait rejeté cette nomination.

Et le 2 mai, les hommes loyaux à M. Bacar, les gendarmes d?Anjouan, et l?armée comorienne s?étaient affrontés à Mutsamudu, la capitale d?Anjouan, faisant deux morts.

Cet épisode s?inscrit dans les conflits de compétences entre les îles et le pouvoir fédéral qui secouent cet archipel de l?océan Indien depuis des années.

Selon M. Bacar, la nomination de son remplaçant, le président de l?assemblée d?Anjouan, Kaambi Houmadi, ne respecte pas la Constitution d?Anjouan, l'une des trois îles autonomes qui composent l?Union.

La Constitution fédérale prévaut certes sur les Constitutions des îles de l?Union, mais, comme le fait remarquer M. Bacar, elle ne prévoit rien pour l?intérim en cas de fin de mandat d'un des présidents des îles, d?où le flou et les tensions. Les violences à Anjouan, île au passé séparatiste, ont éclaté à un mois des élections des présidents des îles de l?Union, les 10 et 24 juin, auxquelles M. Bacar se présente.

Ce dernier était arrivé au pouvoir à Anjouan lors d?un coup d?État en 2001, avant d?être élu en 2002 et de prendre ses fonctions le 14 avril 2002 pour un mandat de cinq ans.

<I>© AFP

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