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Le collectif de Bizlall fête l?indépendance autrement
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Le collectif de Bizlall fête l?indépendance autrement
Célébrer autrement la fête de l?indépendance. Le Collectif pour un combat unitaire a rassemblé à la salle Eddy Norton, Rose-Hill, une centaine de ses membres. Syndicalistes, travailleurs sociaux, pensionnaires, pêcheurs et éleveurs de porcs sont venus écouter les discours axés sur la misère du peuple.
Une exposition itinérante était consacrée aux licenciements dans la zone franche, au chômage, à la pollution des eaux, aux anciens combattants et aux conditions de vie précaires des habitants des cités Pailles et La Gaulette.
Jacques Bizlall, coordonnateur du mouvement, se veut le défenseur des «opprimés de la societé» pour être «la voix des sans voix». L?objectif : faire comprendre au gouvernement que le pays «appartient à tous les Mauriciens» et non pas aux seuls «capitalistes de l?industrie sucrière».
Il reproche l?indifférence de l?état face au sort des 430 éleveurs de porcs qui réclament la construction d?une ferme intégrée. «Tout indique, dit-il, que l?Etat ne veut pas mettre cette ferme entre les mains des éleveurs mais dans ceux du secteur privé.»
Le petit peuple est oublié
Citant l?achat d?une berline de Rs 10 millions pour le Premier ministre et la rénovation du bâtiment du Trésor et du Château de Réduit, il dénonce : «Tout montre que l?Etat ne travaille plus pour le petit peuple. Les pêcheurs de Port-Louis, Poudre d?Or, Baie-du-Cap souffrent de pollution industrielle mais n?ont reçu de compensation. Des habitants de Cité Pailles et La Gaulette sont privés d?eau potable et d?électricité. Trois autres syndicalistes, Potaya Kuppan, Atma Shanto et Toolsyraj Benydin ont fustigé le Premier ministre pour avoir choisi Supachai Panitchpadki, directeur de l?OMC comme invité d?honneur pour les célébrations de la fête nationale.
Toolsiraj Benydin souligne qu?il était plus approprié d?inviter le directeur général du Bureau international du travail car l?OMC incarne le symbole du démantèlement de l?Etat providence. Plusieurs intervenants ont profité de l?occasion pour évoquer leurs petites misères. Le représentant des anciens combattants trouve «absurbe» que la veuve d?un ancien combattant ne reçoive qu?une pension de Rs 400 par an.
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