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Le CNOM veut éviter la casse
?Les résultats obtenus par l?ensemble des disciplines sportives cette année ne sont pas à la hauteur des espérances.? Le vice-président du Comité national olympique mauricien (CNOM), Vivian Gungaram, est catégorique : ?Il y a un problème.? D?où l?initiative du CNOM de réunir les fédérations sportives pour tenter de déterminer : les causes de la débâcle de Maurice aux derniers JIOI, ce qui aurait dû être fait et ce qui devrait être fait pour remettre le sport mauricien sur les rails.
La préoccupation de l?instance que dirige Philippe Ho Thyn Voon est de se refaire une image auprès de la population mauricienne. ?Tous les représentants des fédérations présents étaient unamines à dire que le seul moyen de se racheter était de ramener un plus grand nombre de médailles lors des prochains JIOI qui auront lieu en 2011 aux Seychelles?, souligne Vivian Gumgaram.
Pour y arriver, le CNOM a proposé un plan de travail qui pourrait servir de guide aux fédérations. Les débats étaient axés autour des différentes étapes qui pourraient aider les instances fédérales à atteindre leur objectif.
Favoriser l?élite
Après avoir défini l?objectif, le CNOM propose aux fédérations d?accentuer leur effort sur les moyens qui pourraient favoriser l?élite. ?Nous n?allons pas nous concentrer sur les jeunes puisqu?ils ne seront pas prêts dans quatre ans. Il faudra, donc, travailler avec les athlètes que nous avons déjà. Mais nous n?allons tout de même pas injecter de l?argent sur les athlètes qui sont en fin de carrière. En ce qui les concerne, il faudrait songer à investir dans leur reconversion. D?ailleurs, le CIO et les fédérations internationales encouragent leurs membres à préparer les anciens athlètes à prendre la relève soit comme coach soit comme administrateur sportif?, dit-il.
Comment, donc, favoriser l?élite ? ?Il suffit que les fédérations organisent des compétitions locales plus régulièrement, il faut s?assurer que les athlètes participent à des stages appropriés. Il faut savoir, à ce titre, qu?il existe trois types de stages, à savoir préparatoire, pré-compétition et compétition. Là encore il est important de cibler le lieu en fonction du positionnement géographique du pays hôte?, explique-t-il.
Autre point qui pourrait profiter à l?élite est les accords bilatéraux. Mais Vivian Gungaram regrette que Maurice soit un des rares pays en Afrique qui ne dispose pas de consensus avec les autres pays. ?Ce qui fait la force des Seychelles ce sont justement les accords bilatéraux avec les grandes nations telles que la Chine, l?Inde, la Russie ou encore l?Australie?, fait-il remarquer.
Selon Vivian Gumgaram, les fédérations sportives devraient aussi encourager leurs athlètes à intégrer les centres de haut niveau. Cependant, insiste-t-il : ?Il faudrait que les fédérations mettent un point final aux litiges qui rongent leurs disciplines, car ils ont des conséquences directes sur la performance des athlètes.?
?Les athlètes doivent également être motivés?, estime le vice-président du CNOM. Pour cela, précise-t-il : ?Les sportifs doivent avoir des frottements avec l?étranger, obtenir une meilleure considération de l?État à travers les bourses de haut niveau, avoir un suivi médical régulier et bénéficier du soutien d?un psychologue et d?un nutritionniste entre autres.?
Besoins techniques
Cependant, sans un apport technique, les athlètes ne pourront s?épanouir. Le CNOM a, donc, identifié les besoins techniques qui peuvent varier selon les besoins de la discipline. ?Il est important que les fédérations fassent la différence entre un entraîneur étranger qui s?occupe uniquement de l?élite et un directeur technique national (DTN) qui a la responsabilité de développer la discipline dans son ensemble?, insiste, néanmoins, Vivian Gungaram qui est également formateur de la Fédération internationale d?athlétisme.
Le CNOM encourage également les fédérations à avoir recours à des consultants et des experts. Dans le premier cas, ils pourront offrir leurs services par intermittence et dans le deuxième, assurer la formation et le recyclage des encadreurs locaux. ?Le sport est comme la science, il évolue. Il est, donc, important que les encadreurs se mettent en ligne avec les nouvelles techniques d?entraînement?, insiste-t-il.
Les idées dégagées par le CNOM sont certes très convaincantes, cependant, sans les moyens financiers, elles ne pourront être mises en pratique. ?En effet, la grande question reste les finances. Nous avons sollicité le soutien du MJS pour qu?il fasse un effort considérable vis-à-vis des fédérations. Au niveau du CNOM, nous allons accorder notre soutien aux projets qui seront fiables. Et il y a également les bourses olympiques et les bourses FFPO?, confie le vice-président du CNOM.
Même si le souci du CNOM est le court terme, il a tout même dégagé une politique à long terme. Il propose, à cet effet, l?ouverture de centres de formation à travers l?île et un meilleur support administratif aux comités régionaux. En dernier lieu, il recommande la réintroduction des Jeux de l?Avenir et de l?Espoir, les Jeux intervillages, les intervilles et les intercollèges selon une nouvelle formule.
Autant d?idées qui pourraient éviter la casse en 2011, à condition bien sûr qu?elles soient adoptées par tous les stakeholders du sport mauricien.
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