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Le CEB accuse Ti-Vegas du vol de Rs 1,9 million d?électricité

20 juin 2008, 00:00

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Le CEB accuse Ti-Vegas du vol de Rs 1,9 million d?électricité

La police de Quatre-Bornes a été mise en présence d?une affaire de vol d?électricité au casino Ti-Vegas, à Quatre-Bornes. Cette affaire a été révélée après une vérification faite par un inspecteur des recettes (revenue inspector) de la brigade des fraudes du Central Electricity Board (CEB) de Rose-Hill au siège de Funworld Co. Ltd, compagnie qui gère le casino Ti-Vegas. Le CEB estime que la fraude, qui dure depuis trois ans, lui aurait occasionné un manque à gagner de Rs 1,9 million.

L?affaire a été mise au jour au matin du mercredi 18 juin. L?inspecteur du CEB se rend au casino Ti-Vegas, à la route St-Jean. Il a été appelé à procéder à une inspection générale des compteurs. Il constate que des fils électriques ont été coupés juste au niveau du test terminal block. Ainsi, le compteur de Ti-Vegas n?enregistre qu?un tiers de sa consommation d?électricité.

Une enquête est ouverte au niveau du quartier général du CEB à Curepipe. L?on veut connaître le montant du manque à gagner provoqué par la fraude. Un haut cadre du CEB de Curepipe l?estime à environ Rs 1,9 million. Dans les jours qui viennent, le CEB fera des réclamations à Funworld Co. Ltd.

Série de fraudeurs pris dans les filets</B>

Au quartier général de la police à Rose-Hill, l?on attend un rapport du CEB pour connaître l?ampleur de la fraude avant de décider si l?enquête policière sera confiée à la Criminal Investigation Division de Quatre-Bornes ou au Central Criminal InvestigationDepartment.

Même si la compagnie Funworld, dit ce cadre, aurait accepté le délit et si elle consent à payer les réclamations, le CEB a porté l?affaire à la police : Funworld a en effet enfreint les règlements du CEB Act en trafiquant des compteurs.

Depuis que cette brigade des fraudes existe au CEB, cet organisme a pu traquer plusieurs entreprises «fraudeuses». Ainsi, le manque à gagner pour l?ensemble de ces malversations avoisinerait Rs 97 millions. Si certains ont accepté de s?acquitter de leurs dettes, d?autres résistent et ont engagé des procédures en cour.

La brigade s?intéresse aux gros clients du CEB, opérant dans différents secteurs. Elle vise surtout ceux qui paient entre Rs 200 000 et Rs 300 000 mensuellement au CEB. Ce haut gradé cite une série de «fraudeurs» pris dans les filets de la brigade, dont un restaurant du littoral ouest, un hypermarché des Plaines-Wilhems et deux du Nord, ainsi qu?une usine textile de la région de Terre-Rouge. Pour le CEB, les petits consommateurs ne sont pas les seuls mauvais payeurs qui doivent être pénalisés.

L?express a essayé, en vain, d?avoir la version de la direction de Funword Co. Ltd sur cette affaire.

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