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Le cas suspect de SRAS en Chine a été confirmé
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Le cas suspect de SRAS en Chine a été confirmé
<B>Six mois </B>après avoir disparu aussi mystérieusement qu?elle était arrivée, la pneumonie atypique est de retour en Chine avec un cas confirmé dans la province du Guangdong (sud), où le Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) était apparu il y a un peu plus d?un an.
La menace d?un retour de la pneumonie atypique plane sur la Chine. Le cas suspect de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) à Canton, dans le sud du pays, a en effet été confirmé hier. ?Ce cas a été confirmé?, a ainsi déclaré Feng Shaoming, porte-parole du Centre de contrôle des maladies (CDC) du Guangdong, province où cette maladie est apparue pour la première fois en novembre 2002. ?Nos experts au CDC ont effectué beaucoup de tests et ils sont tous positifs?, a-t-il ajouté, interrogé au téléphone.
Ce diagnostic vient confirmer les craintes des experts qui n?avaient pas exclu un retour du virus d?origine toujours inconnue, à la faveur d?une baisse des températures en hiver. Il s?agit du premier cas avéré de SRAS en Chine depuis la fin du printemps.
Agé de 32 ans, le malade travaille comme producteur indépendant de télévision et habite à Panyu, dans la région de Canton. Le mode de contamination du malade reste inconnu. M. Luo a commencé à avoir des maux de tête et de la fièvre dans la soirée du 16 décembre. Hospitalisé le 20 décembre à Canton, il a été transféré le 24 dans la zone d?isolation de l?hôpital du Peuple n° 8 de la ville.
M. Luo a été en contact étroit avec 42 personnes et en contact éloigné avec 39 autres. Les premières ont été isolées et examinées, mais aucune de ces personnes n?a, jusqu?à maintenant, présenté de symptômes du SRAS; la période d?incubation est de dix jours à deux semaines.
<B>L?épidémie avait tué 774 personnes</B>
L?Organisation mondiale de la santé (OMS) a dépêché un expert à Pékin et une équipe de quatre personnes à Canton pour travailler sur ce cas. L?OMS n?envisage pas, toutefois, de lancer des mises en garde concernant les déplacements ou les échanges commerciaux. ?Les mesures de précaution ont été prises?, a déclaré aux journalistes le chef de la mission SRAS de l?OMS à Pékin, Julie Hall, qui a assuré que les autorités chinoises travaillaient en étroite collaboration avec l?équipe de l?organisation internationale.
?Avec six mois de recul, nous en savons beaucoup plus sur la détection, le diagnostic, l?isolement et le traitement?, a assuré Roy Wadia, porte-parole de l?OMS à Pékin. Un porte-parole de la gare de Canton, Xiao Guoxin, a indiqué hier que les mesures de prévention, notamment la prise de température des passagers quittant la ville, avaient été renforcées depuis vendredi.
Du Guangdong en fin d?année dernière, le SRAS avait gagné Hongkong puis une trentaine de pays à travers le monde. En Chine, qui, avec 5 300 cas avérés, a été le pays le plus touché, il s?était également propagé dans plusieurs provinces et dans la capitale, Pékin.
Au total, l?épidémie de SRAS avait infecté plus de 8 000 personnes et fait 774 morts à travers le monde, dont 349 en Chine continentale et 299 à Hongkong.
L?épidémie avait été déclarée ?maîtrisée? le 5 juillet par l?OMS. Deux cas sont depuis réapparu en Asie : le 9 septembre à Singapour et le 17 décembre à Taïwan, mais il s?agissait à chaque fois de chercheurs contaminés accidentellement dans des laboratoires étudiant le virus, qui ont guéri.
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