Publicité
Le carré d?as pour Andriano Bade
Rares sont les sportifs qui peuvent s?enorgueillir d?avoir participé à plusieurs éditions des Jeux des îles de l?océan Indien. Andriano Bade est de ceux-là. Treize ans après sa première participation en 1990 à Madagascar, puis en 1993 aux Seychelles et 1998 à la Réunion, il s?apprête à vivre une quatrième aventure indianocéanique dans quelques jours dans la catégorie des 77kg.
En fait l?aventure d?Andriano Bade dans le sport a commencé tout à fait par hasard. Asmathique, ses parents lui suggèrent de pratiquer un sport. Il intègre donc, le Skylight Club à Curepipe, club qui a accueilli quelques grands noms de l?haltérophilie mauricienne, notamment José Moirt et Noé Joseph. Il avait alors 13 ans contre 31 actuellement.
Ainsi, d?une simple thérapie, l?haltérophilie devient un art qu?il maîtrise parfaitement, au point d?intégrer la sélection nationale en 1990 afin de participer aux Jeux des îles à Madagascar. Pour sa première expérience internationale, il évolue dans la catégorie des 52 kg et termine à une malheureuse cinquième place.
Mais ce n?est que partie remise. Il s?attelle comme un forcené à sa tâche et possède amplement le temps de préparer la prochaine compétition avec assiduité. Et quelle compétition ! Les Jeux des îles de 1993 aux Seychelles ? auxquels il participait dans la catégorie des 67kg ? furent des jeux fastes pour l?haltérophilie mauricienne. Cette épopée, il y a participé et y a apporté sa pierre en ramenant deux médailles d?or. ?Cette année-là, nous avions ramené vingt-deux médailles d?or sur les trente possibles. Pour moi, c?était mon plus grand souvenir des Jeux des îles?, lance-t-il. Si en 1993, il débarque à Maurice avec deux médailles d?or et une de bronze, sa récolte fut légèrement mieux en 1998, quand il ramena deux d?or et une d?argent, mais cette fois dans la catégorie des 69 kg.
Pour cette année, il n?est pas sûr de la couleur du métal, mais il est sûr de quelque chose, c?est que: ?Les jeux deviennent de plus en plus dur chaque quatre ans.? Son regret, c?est qu?il n?y a pas eu de suivi nécessaire après cette fastidieuse récolte de 1993. ?A chaque fois il faut recommencer à zéro. Je suis sûr que les autres îles ont continué leur travail. Si c?était le cas à Maurice, nous serions peut-être la meilleure île dans l?océan Indien?, analyse le leveur de fonte.
Boulot - entraînement mauvais amalgame
Il cite son cas comme un exemple. Après avoir pris ses distances de l?haltérophilie, il est revenu dans le giron en mars de l?année dernière. ?La fédération était venu me voir de même qu?une personne anonyme pour me dire de recommencer les entraînements. J?avais aussi entendu dire qu?il y avait un entraîneur hongrois?, explique-t-il et de pousuivre: ?J?ai réfléchi plusieurs fois avant d?accepté car j?avais tout donné à l?haltérophilie. Finalement, je suis retourné pour Michael Glover, pour la fédération et pour le pays?, concède-t-il. Cependant, amalgamer les entraînements et la vie professionelle n?est pas chose facile, pour celui qui se dévouait uniquement à ses entraînements dans le passé. Son travail de Gym Instructor à l?hotel Sugar Beach est effectivement éprouvant. ?Je dois me tenir sur mes jambes pratiquement toute la journée et enchaîner avec un entraînement est très dur. Avant je pouvais me permettre de m?entraîner autant mais maintenant il y a le travail?, avoue-t-il. Malheureusement, ce rythme effrené causa des bobos car juste avant son départ en stage de 42 jour en Slovaquie, il était en délicatesse avec ses lombères. ?Mais je me soigne?, rassure-t-il. Avec la ?jeune équipe? qui l?entoure, il confirme qu?il donnera le meilleur de lui-même pour ces Jeux. ?Je suis confiant que je peux faire quelque chose?, laisse-t-il entendre.
Publicité
Publicité
Les plus récents