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Le Bureau des statistiques revoit la croissance à la baisse
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Le Bureau des statistiques revoit la croissance à la baisse
L?économie se détériore. Après la Mauritius Commercial Bank (MCB) en début de semaine, c?est au tour du Central Statistics Office (CSO) de le confirmer. Les analystes du gouvernement ont, dans un bulletin publié hier, révisé à la baisse leurs prévisions concernant la croissance du produit intérieur brut (PIB). Elle sera de 4,6 % au lieu de 4,7 %.
Sucre exclu, la croissance est maintenue à 4,4 %. Ce chiffre est à peine mieux que la performance de 4,3 % enregistrée l?année dernière, selon les nouvelles corrections du CSO. Mardi, le département économique de la MCB avait ramené ses prévisions de croissance de 4,8 % à 4,5 %.
?C?est sûr que nous avons des problèmes structurels et cela se confirme par une croissance relativement modeste. La zone franche est en pleine restructuration et dans le tourisme nous avons un gros travail à faire pour repositionner Maurice. Aussi longtemps que nous n?aurons pas revu notre compétitivité globalement et que nous n?aurons pas une contribution plus positive des secteurs émergents, la croissance restera modeste?, commente le directeur du Joint Economic Council, Raj Makoond.
Le CSO avance les mêmes raisons que la MCB pour ce réajustement de la croissance à la baisse, même si le quantum de la correction diffère. Ainsi, il évoque une réduction de la production sucrière qui devrait être de 575 000 tonnes au lieu de 590 000 tonnes comme prévu initialement. La MCB estime, elle, que la production de sucre sera de 570 000 tonnes.
Le CSO prévoit également une nouvelle année négative pour la zone franche. Les recettes d?exportation seront de Rs 600 millions inférieures aux prévisions pour s?élever à Rs 34,1 milliards. Néanmoins, la contraction de ce secteur est maintenue à ?1 % car la croissance de la zone franche en 2003 a aussi été révisée à la baisse, de ? 4 à ? 6 %.
Taux d?investissement par rapport au PIB
Au niveau de l?industrie touristique, les prévisions sont de même nature. Le nombre d?arrivées sera de 710 000 et non de 725 000 touristes comme espéré en février. Grâce à une intensification de la campagne de marketing, la croissance devrait être plus forte pour le reste de l?année et cela devrait donner quand même un taux de croissance de 1,1 % dans ce secteur, estime le CSO.
Les analystes de l?Etat ont également fortement diminué leurs prévisions concernant le secteur financier. La croissance y sera de 2,6 % au lieu de 6 % estimé en juin dernier. Cette baisse est surtout attribuable à la contre-performance du secteur bancaire offshore qui se traduit par une réduction générale de la croissance au niveau de l?activité bancaire qui chute de 5,7 % à 1,7 %.
Par ailleurs, le CSO prévoit une baisse du taux d?investissement par rapport au PIB. Il passera de 22,6 % en 2003 à 22,4 % cette année. En termes nominaux, l?investissement réel sera néanmoins en hausse de 5,8 % contre 9,7 % en 2003.
Pour ce qui est du secteur du bâtiment et de la construction, la croissance sera de 4,1 % seulement comparativement à 13,6 % l?année dernière. Cette baisse s?explique principalement par l?achèvement des grands chantiers d?infrastructures publiques.
D?ailleurs, l?investissement de l?Etat baissera de 4,3 % cette année après une hausse exceptionnelle de 36,9 % en 2003. La construction des bâtiments résidentiels enregistrera une contraction de 1,8 % après une croissance de 12,8 % en 2003. Par contre, les constructions non résidentielles sont en expansion.
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