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Le BEC sous la direction du père Hervé de St-Pern dès 2004
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Le BEC sous la direction du père Hervé de St-Pern dès 2004
C?est le père Hervé Gourel de St-Pern qui sera aux commandes du Bureau de l?éducation catholique (BEC) à partir de janvier 2004. L?évêque de Port-Louis, Mgr Maurice E. Piat, l?a annoncé hier après-midi aux recteurs des collèges et à leurs assistants, lors d?une réunion au Thabor, Beau-Bassin. Il rencontre la presse ce matin pour présenter officiellement la nouvelle structure de l?éducation catholique et ses nouveaux responsables. Il parlera aussi de la rentrée 2004 dans les collèges diocésains.
Père Hervé de St-Pern, qui n?est pas un inconnu dans le secteur éducatif, sera aussi, à compter de janvier 2004, le nouveau président de la Roman Catholic Education Authority (RCEA). Cette instance avait été mise en veilleuse avec la création du BEC en 1997.
Depuis un bon bout de temps, les responsables de l?Eglise évoquaient la nécessité de réorganiser le service de l?éducation catholique. C?est ainsi qu?ils ont décidé de réactiver la RCEA au sein de laquelle le père de St-Pern a ?uvré durant une vingtaine d?années.
Arlette Ahnee, qui occupe actuellement le poste d?administratrice au BEC, épaulera le nouveau directeur en tant que secrétaire de la RCEA.
Jugement respecté
Les trois autres proches collaborateurs d?Hervé de St-Pern seront : Daniel Merven, ancien recteur du collège La Confiance qui agira comme coordinateur des collèges diocésains, Maryse d?Espaignet, qui depuis quatre ans, est conseillère auprès des collèges de Lorette, continuera à occuper cette fonction en collaboration avec le BEC alors que le Frère Vittorio sera le responsable des collèges techniques.
C?était aussi l?occasion hier pour l?évêque de Port-Louis et pour l?actuel directeur du BEC, Michaël Atchia, de rassurer les responsables des collèges concernant la rentrée 2004. Mgr Piat a rappelé l?engagement pris par l?Eglise de se conformer au jugement du Privy Council, quel qu?il soit. Les collèges catholiques s?adapteront à ce jugement pour la rentrée 2004. Des dispositions spéciales ont été prises au cas où l?Eglise n?obtiendrait pas satisfaction devant le Conseil privé. Il n?est toutefois pas dit que la même formule serait adoptée pour les années suivantes. Les responsables de l?Eglise réfléchiraient alors sur l?avenir des collèges catholiques.
Selon les participants, la réunion d?hier s?est déroulée dans une atmosphère détendue. Mgr Piat, qui quitte le pays dans quelques jours, a remercié Michaël Atchia pour le travail accompli au sein du BEC durant ces sept dernières années.
Michaël Atchia a pris ses fonctions en 1997 et son contrat arrive à terme le 31 décembre prochain. Il a encore un gros travail à accomplir avant de s?en aller : l?exercice d?admission en Form I pour 2004. Le directeur du BEC présentera son bilan ce matin aux côtés de l?évêque de Port-Louis.
ALLÉGATIONS CONTRE LE BEC
L?Eglise sert une mise en demeure à Tengur
L?Eglise catholique demande au président de la Government Hindi Teachers? Union (GHTU), Suttyhudeo Tengur, de s?abstenir de faire des allégations fausses et malicieuses contre le Bureau de l?éducation catholique (BEC). Elle lui a fait servir une mise en demeure car elle estime que de tels commentaires peuvent porter préjudice au diocèse de Port-Louis et au BEC. Lors d?une conférence de presse du Front commun des syndicats du primaire, le 28 août dernier, Suttyhudeo Tengur avait allégué que le BEC aurait réclamé Rs 11 millions de l?Etat pour des travaux qui, selon lui, n?auraient pas été effectués dans les collèges catholiques. Il a, par la suite, porté plainte contre le BEC auprès de l?Independent Commission against Corruption (Icac) concernant la fraude alléguée. L?Eglise catholique estime, pour sa part, que ces allégations sont dénuées de tout fondement. Elle est d?avis que les fausses accusations, les commentaires et la plainte à l?Icac, répercutés dans la presse et à la radio, lui ont causé un tort immense. Elle trouve que ces allégations ont été faites dans le but de ternir la réputation du BEC. Le diocèse de Port-Louis compte, à Maurice et à Rodrigues, 51 écoles primaires et 22 collèges, placés sous le contrôle du BEC.
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