Publicité

Le «Savitri» termine sa mission de surveillance

23 janvier 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Six jours auront été nécessaires au navire indien, INSS Savitri, pour la surveillance de la Zone économique exclusive (ZEE). Outre la surveillance, cette mission a permis à neuf officiers de la National Coast Guard (NCG) de bénéficier d?une formation. Le commandant Sekhon a, lors d?une conférence de presse à bord, hier, annoncé que deux autres navires de la flotte indienne, le Sarang et le Veera, feront escale à Maurice du 26 au 29 janvier. Rajeev Shahare, l?adjoint au haut-commissaire de l?Inde y était présent.

L?équipage indien a procédé, pendant ces six jours en mer, à la vérification des licences de pêche de deux navires qui opéraient dans la ZEE. «Tout s?est très bien passé. Les licences de ces deux navires étaient parfaitement en règle», explique le commandant de bord, aux commandes depuis environ un an et demi. Ce dernier ajoute que le temps s?est sérieusement dégradé durant les deux derniers jours de la mission. Les vents, explique t-il ont atteint 35 n?uds. «Le bateau tanguait dangereusement mais il a été spécialement conçu pour affronter de telles conditions.»

AIRE POUR HELICOPTÈRE

La flotte indienne compte six bateaux de ce genre. Long de 102 mètres, le Savitri compte 110 membres d?équipage. Le navire possède une piste d?atterrissage pour hélicoptère. «L?hélicoptère joue un rôle important dans la surveillance d?une zone aussi étendue que celle de Maurice. Cet outil permet de visualiser une grande étendue en peu de temps», explique le commandant de bord.

L?inspecteur Anand Drepaul de la NCG, qui était également à bord, estime que l?expérience s?est avérée fort enrichissante pour les gardes-côtes mauriciens. «Cela nous a permis d?acquérir de l?expérience et de nous initier à la vie à bord.»

La présence du patrouilleur de la Grande péninsule fait suite à un accord entre les gouvernements mauricien et indien sur la surveillance de la Zone économique exclusive. Pour le commandant de bord, il est primordial d?effectuer des patrouilles irrégulières dans la zone de pêche. «Il faut que les bateaux de pêche puissent savoir que l?on peut être n?importe où à n?importe quel moment.»

Outre les entraînements et autres exercices de surveillance, les membres d?équipage ont eu droit à des moments de détente. «Nous avons organisé des matchs de volley-ball sur la poupe du navire où se trouve généralement l?hélicoptère», explique un officier de la NCG.

Le commandant Sekhon s?est par ailleurs dit disposé à effectuer une nouvelle mission de surveillance si le gouvernement mauricien en faisait la demande.

Publicité