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Le «Bar Council» cherche son président

13 février 2008, 00:00

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Un siège est à prendre à la tête du Bar Council, pourtant les avocats ne se bousculent pas au portillon. En effet, aucun candidat ne s?est présenté pour l?élection au poste de président de cette association, qui a lieu ce vendredi. C?est ce qu?affirme l?actuel président, Mooloo Gujadhur. «En tout cas, s?il y a des candidats, ils sont très silencieux.»

S?agit-il d?un désintéressement des avocats de leur conseil ? La question est posée à un membre du barreau, très actif au Bar Council jusqu?à très récemment. Surprise : il ne connaissait même pas la date des élections du Bar Council.

«Oui, je pense qu?il y a un désintéressement, répond-il après réflexion. Nous devenons de plus en plus égoïstes et chacun ne pense qu?à sa carrière.» Pour lui, le poste de président du Bar Council devrait être à plein temps. «Il y a tellement de choses à faire et il est difficile pour un avocat de trouver du temps pour se consacrer bénévolement au Bar Council». Cette question a été le cheval de bataille du président sortant.

Le manque d?intérêt résulterait du fait «que l?année a été particulièrement morose en termes d?activités organisées par le Bar Council». Raison que donne un autre avocat, qui insiste pour l?anonymat afin de ne pas vexer les susceptibilités. «A l?époque, le Bar Council organisait des séminaires et cela donnait un certain poids à l?organisation mais finalement force est de constater que le Bar Council ne sert pas à grand-chose.»

Est-ce pour cela que seuls 75 % des quelque 300 avocats mauriciens sont membres du conseil ? L?idée, émise il y a quelque temps, de rendre obligatoire l?adhésion au Bar Council n?a pas fait son chemin. Idem pour la proposition de donner des pouvoirs de sanction à l?organisation.

Durant son mandat, le président Gujadhur a dû à statuer sur le comportement de deux avocats : Yatin Varma dans l?affaire concernant ses demandes d?être nommé conseil légal de plusieurs ministères et organismes parapublics, et Dev Hurnam qui a été radié du barreau par la Cour suprême.

L?opinion du Bar Council importe peu quand le conseil n?a pas de pouvoir. Dans le contexte actuel, le président s?enquiert auprès des avocats pour essayer de savoir s?ils sont effectivement coupables de manque d?éthique, comme l?affirment les nombreuses lettres qui atterrissent sur le bureau du président du Bar Council. C?est du moins ce qui a caractérisé la présidence de Mooloo Gujudhur, nommé en février dernier.

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