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Le « SSR Medical College »en ligne de mire
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Le « SSR Medical College »en ligne de mire
Depuis son inauguration en septembre 1999, l?école de médecine essuie des critiques sporadiques. Les dernières en date ont été compilées dans douze feuillets, signés par un groupe de « parents frustrés ».
Ils soulignent les inexactitudes parues dans des prospectus distribués aux potentiels étudiants étrangers et mettent en doute l?affiliation du collège médical à l?université de Maurice (Uom), comme indiqué sur ces brochures.
À l?Uom, on avoue que le SSR Medical College n?a pas reçu son affiliation. André Chan Chim Yuk, le Registrar, affirme que le collège a toutefois reçu l?accord de principe pour une éventuelle affiliation. Il ajoute que l?université participe aux décisions ayant trait à la quality assurance, au board of studies, ou encore aux procédures d?examen.
L?Uom précise que l?école de médecine est autonome dans l?organisation des épreuves. « Mais l?université a un droit de regard. » L?International Advisory Committee s?assure aussi que le collège respecte les paramètres définis et évalue régulièrement sa performance.
La reconnaissance du diplôme de médecin qui sera délivré par l?Uom, suscite d?autres commentaires des parents. Ils se demandent comment l?université, qui offre déjà des cours de MSC in Biological Studies ? en trois ans ? peut également octroyer un Bachelor of Medicine & Surgery (MBBS).
« À Maurice, répond André Chan Chim Yuk, il y a deux chemins pour devenir médecin. » Le premier, c?est de suivre des cours de Bachelor in Medical Science dispensés par l?université. Les étudiants vont ensuite à Bordeaux pour entamer le clinical programme, c?est-à-dire l?examen direct du malade. De retour à Maurice, ils obtiennent leur undergraduate degree. « Ce diplôme est reconnu par l?Ordre des médecins, et ils pourront par la suite faire leur internat à Maurice. » Quant à l?école de médecine, tout le programme est effectué à Belle-Rive. « C?est l?Uom qui octroie ensuite le MBBS. »
Le hic : l?Ordre des médecins n?a pas encore reconnu l?école de médecine. Mais pas d?affolement : « Nous attendons que le premier diplômé fasse sa demande pour figurer dans le registre des médecins pour reconnaître l?institution », souligne le Registrar de l?Ordre des médecins.
«Campagne de dénigrement»</B>
Le groupe de plaignants signale aussi la crainte des étudiants étrangers quant à une éventuelle non-reconnaissance des diplômes dans leurs pays respectifs. « Cela dépendra des Medical Councils étrangers qui fonctionnent comme notre Ordre des médecins », affirme-t-on dans les milieux avisés. Mais il faut souligner qu?à ce jour l?institution n?est pas enregistrée auprès de la Mauritius Qualifications Authority (MQA) « car elle ne respecte pas certains critères ».
Au chapitre des infrastructures, les étudiants attendent impatiemment la piscine, les courts de tennis et les équipements sportifs, tant vantés dans les brochures publicitaires.
Un des points avancés concerne les conditions dans lesquelles on se débarrasse des cadavres après les dissections. « The cadavers after dissection are put in plastic bags and given to scavengers. »
Mis au courant des récriminations des parents, un membre du conseil d?administration de l?Indian Ocean Medical Institute Trust (IOMIT), qui gère ce centre de formation, nous déclare : « Depuis la création du SSR Medical College, nous faisons face à une campagne de dénigrement. Pourquoi est-ce que ces personnes ne viennent pas à l?école de médecine pour exposer leurs griefs ? Après tout, elles ont payé pour les études de leurs enfants. Je ne dis pas qu?il n?y a pas de problèmes, mais cette façon d?agir est étrange. Croyez-vous que ce collège aurait continué d?exister s?il n?était pas up to standards ? »
Ce dernier démolit une à une les critiques formulées. Par exemple, pour la dissection, les morceaux de cadavres sont incinérés.
« Au début nous avions connu un manque de cadavres. Désormais, nous en recevons suffisamment? » Les cours, eux, sont dispensés par des formateurs hautement qualifiés, et certains ont effectué 16 années d?étude.
Les infrastructures et les équipements respectent les normes internationales. Quant à la piscine et les équipements sportifs, les étudiants devront patienter une année avant d?en profiter. « Il a fallu terminer les chambres pour accueillir les étudiants mauriciens et étrangers qui viennent de 14 pays. »
L?express-dimanche n?a pas pu joindre Steeven Obeegadoo, le ministre de l?Éducation, pour un commentaire. Il était absent du pays, tout comme Rudra Pratap Narain Singh, le président de l?IOMIT.
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