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Laydee Haydée une reggae girl qui séduit les Seychelles

11 juin 2004, 20:00

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C?est une battante. Rien à voir avec les femmes qui font du reggae en mini jupe et décolleté plongeant. Laydee Haydée est une femme avec un style élégant qui aime la scène. Sa voix, elle la porte très loin, tout comme ses ambitions.

Cette artiste a chanté pour Menwar, Ton Vié et pour Frico Label sur son dernier album. Elle s?est classée deuxième au premier Slam National. L?année dernière elle a sorti son premier album, Freedom.

Liberté d?expression, liberté de carrière. C?est une artiste à part entière qui n?a pas peur d?oser. Elle affirme ses origines, elle est «la petite fille qui chante du reggae et qui vient de la Cité Malherbe.»

«Le reggae, c?est la musique des ghettos. Pour moi, c?est une façon de conscientiser les jeunes. Je sais cependant que je ne pourrais pas changer le monde. Ce combat-là, c?est un choix !»

Ce n?est qu?à 16 ans que Laydee Haydée a découvert qu?elle avait une voix faite pour le reggae. Celle qu?on oublie difficilement. Un premier concert à Curepipe en 1996 et elle grave les esprits. Son album Freedom touche à toutes les ficelles du reggae et du ragga, Why oh Why ou encore Time will tell.

Il y a quinze jours, elle était sur la scène de Génération R pour un «free style» avec Dr Madrun. Une musique où l?on improvise sur du rap et du reggae. Cela fait une semaine qu?elle est retournée de son périple des Seychelles, voyage qu?elle doit aux United States Jazz Ambassadors.

<B>SPECTATEURS EN OTAGE</B>

C?est Patrick O?Leary, Bill Heid, Jay Khum et Michael Petrosino qui ont découvert Laydee Haydée sur les planches. Quand ces quatre artistes sont venus à Maurice pour donner un concert le 23 mars et participer à un atelier, ils ont été surpris par la puissance qui émane de Laydee. Sans hésitation, ils lui proposent de chanter avec aux lors de leur tournée aux Seychelles. La jeune femme à la voix rauque accepte. Pendant une semaine elle se produit au Plantation Club aux Seychelles.

«C?était un vrai défi pour moi. Quand les artistes de la United States Jazz Ambassadors m?ont proposé de les accompagner, je n?ai voulu qu?une chose : me surpasser. Voir jusqu?où j?étais prête à aller !» souffle-t-elle. Il n?y a aucun doute, quand Laydee est sur scène, elle fascine. C?est par sa voix énigmatique qu?elle prend les mélomanes par les sentiments.

Sensation de liberté. Pigments de passion. Laydee est de cette trempe d?artistes qui à elle seule, tient la scène en otage le temps d?une chanson. Cela lui permet de participer au Festival des Arts aux Seychelles, c?est là qu?elle découvre de nombreux artistes dont Ismaël Lô.

«J?aime les Seychelles. J?ai découvert des artistes magnifiques. J?ai côtoyé Ras Ricky avec qui j?ai enregistré C?est toi la vie qui sortira bientôt. Ce que je peux dire, c?est que je ne m?attendais pas à un tel accueil des Seychellois lors du Festival !» explique-t-elle. La deuxième édition du Festival des Arts aux Seychelles a convié toutes les formes artistiques. En passant par la peinture, la cuisine, le théâtre à la musique. Sur l?île de La Digue, avec ses plages dorées et son soleil éternel, Laydee s?est ressourcée. Elle retourne avec des souvenirs intacts, des projets pleins la tête et surtout, une envie de confier ce qu?elle a vécu.

Aux Seychelles, elle a assuré la promotion de son album Freedom.

Elle a aussi découvert dans cette île paradisiaque que le piratage fait encore plus de ravage qu?à Maurice. La vie d?artiste n?est pas si simple. Laydee ne baisse pourtant pas les bras. «La difficulté de la musique on doit pouvoir la surmonter pour accomplir ses rêves. Je suis amoureuse de la musique, voilà pourquoi je me devais d?aller aux Seychelles. A Maurice ce n?est pas évident de sortir un album ou même de trouver un producteur honnête. Mais je m?accroche !»

A travers la nature, les voyages en bateaux entre les îles seychelloises et les rencontres avec les artistes, elle peut maintenant travailler sur son deuxième album. Elle espère trouver un producteur pour réaliser encore une fois, ce rêve d?artiste : celui de mettre au monde un album qui déchaînerait les passions. Sa détermination devrait faire l?affaire.

<I>«Le reggae, c?est la musique des ghettos. Pour moi, c?est une façon de conscientiser les jeunes. Je sais cependant que je ne pourrais pas changer le monde. Ce combat-là, c?est un choix !»</I>

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